RDC: la MONUSCO s’inquiète de l’évasion de deux officiers condamnés pour viols et meurtres

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Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (Photo: Archives/IRIN)
Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (Photo: Archives/IRIN)

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler s’est déclaré samedi «vivement préoccupé » par l’évasion de deux militaires condamnés pour des violations graves des droits de l’homme, rapporte le service d’information de l’ONU.

Dans la nuit du 21 au 22 septembre dernier, rapporte l’ONU, un Colonel des Forces armées de RDC (FARDC) s’est évadé de la prison de Bukavu, deux semaines à peine après sa condamnation à une peine de prison à perpétuité par la Cour militaire du Sud-Kivu. Le Colonel s’est évadé avec son codétenu, un major appartenant aussi aux FARDC.

Les deux fugitifs avaient été condamnés lors d’audiences foraines, organisées avec l’appui de la Mission de l’ONU dans ce pays (MONUSCO), pour viols et meurtres.

«Je demande aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les victimes, les témoins, les avocats des victimes et les magistrats ayant participé au procès et de d’ouvrir une enquête judiciaire pour établir les circonstances exactes de l’évasion, ainsi que la responsabilité des complices présumés. Je les exhorte également à entreprendre les actions nécessaires pour rechercher et arrêter les évadés », a ajouté le chef de la MONUSCO.

La MONUSCO déplore ces évasions qui représentent un pas en arrière dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations graves des droits de l’homme. Elle se dit également préoccupée par les conditions de sécurité dans la prison d’où les deux officiers se sont évadés.

En mai dernier, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme en République démocratique du Congo (BCNUDH) affirmait que plusieurs dizaines de cas de violence sexuelle avaient été documentés en novembre dernier dans l’est du pays,. Les combattants rebelles du M23 mais aussi les Forces armées congolaises (FARDC) étaient visés dans le rapport du bureau onusien.

Si 59 cas étaient attribués aux rebelles du M23 dans ce rapport, 135 autrs cas de violence sexuelle étaient attribués aux éléments des FARDC.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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