Renseignement américain: des milliers de collaborateurs sous enquête

La surveillance du Net (Photo: Alamy)
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La surveillance du Net (Photo: Alamy)
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Nouvelle révélation par le quotidien américain Washington Post. Al-Qaïda et d’autres groupes ennemis ont cherché à infiltrer les agences de renseignements américaines, ce qui les a amené à lancer des enquêtes sur des milliers de leurs employés.

La CIA a révélé qu’environ 1/5e des postulants à un emploi présentant un profil suspect avait «des liens significatifs avec des terroristes et/ou des services de renseignements hostiles», écrit le Washington Post, se basant sur un document secret remis au journal par Edward Snowden.

Bien que ne donnant pas de détails sur la nature exacte des liens terroristes ou hostiles des candidats, il cite le plus souvent le Hamas, le Hezbollah, Al-Qaïda et ses affiliés.

4.000 personnes visées

La crainte de l’«infiltration» était telle que la NSA avait prévu d’enquêter en 2012 sur au moins 4.000 personnes qui avaient obtenu une habilitation de sécurité. L’agence a surveillé des activités potentiellement suspectes en passant au crible des milliards de frappes sur les claviers des ordinateurs de travail.

Ce qui était notamment recherché était les comportements suspects comme la consultation de bases de données confidentielles par des personnes qui n’y ont pas accès habituellement, ou le téléchargement de certains documents.

Cependant, le programme mis en place et qui a coûté des millions de dollars, a connu des retards importants, et n’a surtout jamais détecté Edward Snowden copiant un large éventail de documents hautement confidentiels de la NSA.

Ce sont les fuites de centaines de milliers de documents confidentiels par WikiLeaks en 2010, qui a poussé les agences de renseignement américaines a intensifier l’examen des menaces internes.

Le responsable de cette plus grande fuite de l’histoire des États-Unis, le soldat Bradley Manning (qui se fait appeler maintenant Chelsea Manning) a été condamné fin août à 35 ans de prison.

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