Syrie: l’ambassade russe à Damas touchée par un obus

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De la fumée au-dessus de la ville de Damas, le 13 septembre 2013 en Syrie (Archives/  Anwar Amro/AFP)
De la fumée au-dessus de la ville de Damas, le 13 septembre 2013 en Syrie (Archives/ Anwar Amro/AFP)

Une source à l’ambassade russe à Damas a indiqué que des terroristes avaient lancé un obus de mortier sur l’ambassade russe, sans faire de blessés parmi les citoyens, rapporte l’agence officielle syrienne SANA.

Selon la même source, l’ambassade continue toutefois de fonctionner normalement.

L’ambassade a été visée par le passé mais c’est la première fois que son périmètre est touché, a précisé pour sa part l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La Russie, protecteur du régime de Damas, a été le principal artisan d’un accord avec les États-Unis conclu à Genève le 14 septembre prévoyant le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, mais s’oppose à une résolution de l’ONU sur le démantèlement qui serait placée sous le Chapitre VII de la charte de l’ONU et ouvrirait la voie à un recours à la force contre la Syrie en cas de non respect de son engagement à se défaire de ses armes chimiques.

L’accord a permis d’éloigner des frappes militaires voulues par les États-Unis et la France contre le régime syrien, qu’ils accusent d’être responsable d’une attaque au gaz toxique ayant fait des centaines de morts le 21 août près de Damas, mais a suscité l’ire de l’opposition syrienne qui souhaitait une intervention militaire et la déception des rebelles qui comptait profiter du chaos provoqué par les frappes pour attaquer les forces du régime.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, pour sa part, a qualifié «d’un comportement irresponsable et non-professionnel» les tentatives de l’Occident d’adopter des projets de résolution «politisés» contre la Syrie au sein du Conseil de sécurité.

L’agence officielle syrienne rapporte ce matin les propos de Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne russe Channel One au cours de laquelle il affirmé que pour les pays occidentaux, les accords russo-américains sur l’arme chimique en Syrie ne sont pas une opportunité pour se débarrasser de l’arme chimique mais pour adopter une résolution prévoyant le recours à la force contre ce pays.

Le chef de la diplomatie russe a appelé à se centrer sur la neutralisation de l’arme chimique en Syrie et non pas sur l’adoption d’une résolution relative au recours à la force contre ce pays.

Il a a accusé les États-Unis de faire du chantage à la Russie pour qu’elle soutienne une résolution dure à l’ONU contre la Syrie, et reproché à l’Occident d’être obnubilé par l’idée d’un changement de régime dans ce pays déchiré par la guerre.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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