Attentat à Tessalit au Mali: deux soldats tchadiens et un civil tués

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12 février 2013, arrivée à Tessalit des militaires du GTIA 4, engagés depuis le 18 février dans l'opération Panthère, dans le massif de l'Adrar. Cette opération vise à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires. Crédit : EMA / ECPAD
12 février 2013, arrivée à Tessalit des militaires du GTIA 4, engagés depuis le 18 février dans l’opération Panthère, dans le massif de l’Adrar. Cette opération vise à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires.
(EMA/ECPAD)

Des djihadistes ont attaqué ce mercredi la ville de Tessalit dans l’extrême nord-est du Mali et ont fait trois morts, parmi lesquels deux soldats tchadiens et un civil malien.

Ils ont ainsi attaqué à l’arme lourde et à l’aide de voitures piégées les positions de l’armée tchadienne à Tessalit. Deux militaires tchadiens ont été tués, quatre kamikazes ont été tués aussi sur le coup, et un civil a également trouvé la mort, a déclaré à l’AFP un responsable de l’armée malienne joint à Gao (nord-est), chef-lieu de région et la plus grande ville du vaste Nord malien.

Des échanges de tirs entre djihadistes et soldats maliens ont suivi l’attaque, mais ils avaient cessé en début d’après-midi, selon cette source. Les djihadistes n’ont pas pu prendre les positions de l’armée tchadienne. Certains ont rebroussé chemin.

Selon le service de communication de l’opération militaire française Serval au Mali, l’armée française a mis à la disposition de la MINUSMA (mission de l’ONU au Mali) un avion pour transporter les blessés civils et militaires.

Cette information a été confirmée par une source à la MINUSMA: ll y a des blessés parmi les militaires tchadiens et les populations civiles. L’armée française a mis a disposition un avion, et une équipe médicale pour les secourir.

Tessalit est située près de la frontière algérienne, à 250 km au nord de Kidal, chef-lieu de la région où sont déployés des militaires de la MINUSMA.

Cette nouvelle attaque djihadiste survient deux semaines après des tirs à l’arme lourde sur Gao, qui avait tué un soldat malien et endommagé plusieurs bâtiments.

Le 28 septembre, un attentat suicide à Tombouctou avait tué deux civils et quatre kamikazes et blessé sept soldats maliens, selon Bamako.

Les tirs sur Gao ont été revendiqués par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) qui avait menacé de mener d’autres actions au Mali, en France et dans les pays ouest-africains qui appuient Paris au Mali.

L’attentat de Tombouctou a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui avait affirmé que 16 soldats maliens avaient péri.

Le MUJAO et AQMI sont les deux principaux groupes armés ayant occupé pendant neuf mois en 2012 le nord du Mali, y commettant de nombreuses exactions, avant d’en être chassés par une intervention armée franco-africaine, initiée par la France en janvier et toujours en cours.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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