Des témoignages de survivants d’Auschwitz désormais en ligne

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Entrée d'Auschwitz I avec l'inscription Arbeit macht frei, «le travail rend libre». (Archives/Bibi595/WikimediaCommons)
Entrée d’Auschwitz I avec l’inscription Arbeit macht frei, «le travail rend libre». (Archives/Bibi595/WikimediaCommons)

Les témoignages de survivants de l’holocauste et de gardiens d’Auschwitz peuvent être désormais écoutés sur des archives audios disponibles en ligne depuis lundi, cinquante ans après le premier procès consacré à ce camp nazi d’extermination.

L’Institut Fritz Bauer, centre de documentation indépendant basé à Francfort, a mis en ligne des centaines d’heures de témoignages sur les horreurs du camp d’Auschwitz –installé dans l’actuelle Pologne– où entre 3 et 4 millions de personnes (dont un million de juifs) périrent pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il y a dix ans, l’Institut Fritz Bauer avait déjà publié des témoignages écrits, disponibles désormais en ligne à l’adresse auschwitz-prozess.de.

Les témoignages du premier procès des vingt gardiens d’Auschwitz qui a eu lieu à Francfort entre 1963 et 1965, gardés dans les archives de la ville, comprennent aussi bien ceux des survivants se souvenant des horreurs endurées que des accusés rejetant toute culpabilité.

L’un des témoins, Otto Wolken, déporté et médecin à Auschwitz, se souvient ainsi de l’arrivée de ceux qui étaient envoyés directement dans les chambres à gaz –parmi eux de nombreuses femmes avec leurs enfants– et du sort des autres, condamnés à travailler.

« Ceux qui avaient au départ semblé chanceux parce qu’ils avaient été choisis pour travailler, mourraient dans la peur après une terrible agonie et d’horribles tortures », avait raconté M. Wolken, âgé de 60 ans lors de son témoignage devant la Cour.

« Il est dur de dire qui a eu le meilleur sort. Car même ceux qui ont survécu ont vécu dans la peur toute leur vie », avait-il ajouté.

Les Soviétiques délivrèrent le 27 janvier 1945 les déportés d’Auschwitz-Birkenau, ce camp nazi d’extermination aménagé à partir de mai 1940.

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