Dix nouveaux navires pour la Garde côtière canadienne, annonce la ministre Finley

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La ministre ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Diane Finley, a annoncé la construction de nouveaux navires pour la Garde côtière (Archives/TPSGC)
La ministre ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Diane Finley, a annoncé la construction de nouveaux navires pour la Garde côtière (Archives/TPSGC)

Le gouvernement de Stephen Harper a annoncé lundi que Vancouver Shipyards construira jusqu’à dix autres grands navires non destinés au combat pour la flotte de la Garde côtière canadienne, à un coût évalué à 3,3 milliards $. Aucun mot sur un quelconque calendrier de construction cependant.

La ministre des Travaux publics Diane Finley a fait cette annonce à l’occasion d’une visite à Vancouver Shipyards. Cette entreprise avait été retenue pour construire la flotte de navires non destinés au combat dans le cadre de la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) du gouvernement.

Les navires supplémentaires de la Garde côtière canadienne seront divisés en deux catégories: il y aura jusqu’à cinq navires polyvalents à moyen rayon d’action et jusqu’à cinq navires de patrouille extracôtiers.

Ces navires s’ajoutent aux autres catégories comprises dans l’ensemble de navires non destinés au combat, qui comprend les navires de soutien interarmées, le brise-glace polaire, le navire hauturier de recherche sur les pêches et le navire hauturier de recherche océanographique.

Les navires polyvalents à moyen rayon d’action serviront principalement au déploiement, à la récupération et à l’entretien des aides à la navigation. Ils pourront également être utilisés pour des opérations de recherche et de sauvetage, la gestion des pêches et l’intervention environnementale.

Quant à eux, les navires de patrouille extracôtiers seront principalement utilisés pour la protection des pêches, tant dans les eaux canadiennes qu’en haute mer, et pourront rester en mer jusqu’à six semaines. Ils pourront également remplir des missions de recherche et de sauvetage, fournir des aides à la navigation, faire des interventions environnementales et assurer la sécurité maritime.

Un choix à faire

La question de la capacité du chantier naval à pouvoir construire les navires se pose. Vancouver Shipyards doit déjà faire face à un encombrement de son calendrier de production, car l’entreprise ne peut s’occuper que d’un projet à la fois, et il en a désormais trois.

En plus des 10 nouveaux navires, l’entreprise de Colombie-Britannique doit en effet construire des navires de soutien interarmées pour la Marine royale canadiennes, mais également un brise-glace pour la Garde côtière canadienne, le NGCC John G. Diefenbaker, destiné à remplacer le NGCC Louis S. St-Laurent. L’entrée en service du Diefenbaker est prévue en 2017, pour un coût de construction de 720 millions $.

Pour le spécialiste en matière de défense Jean-Christophe Boucher, l’annonce d’aujourd’hui est un peu curieuse et «manque de prudence politique». En interview pour 45eNord.ca, il pense que la construction de ces nouveaux navires se fera en dernier. Le remplacement des navires ravitailleurs étant toutefois une priorité en raison de leur grand âge et des récents dégâts du NCSM Protecteur.

La Défense nationale, la Garde côtière et le service des travaux publics ont passé l’été à évaluer les impacts potentiels que feraient un retard sur l’un des projets. Une décision doit être prise dans les prochaines semaines.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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