Économies, fermetures et suppressions de postes en 2014 à la Défense française

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Archives/Ministère français de la Défense)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi la suppression de près de 7.900 postes et la restructuration ou la fermeture de six unités ou bases de l’armée et de l’aviation, le tout pour l’année 2014.

Lors d’une conférence de presse, il a précisé que les réductions d’effectifs se feront par non renouvellement des personnels en fin de contrat ou partant à la retraite et par des départs volontaires. De plus, «seulement» un tiers de ces réductions d’effectifs concerneraient les forces opérationnelles.

Dévoilée au mois d’août, la loi de programmation militaire 2014-2019, prévoit la suppression de 34.000 postes sur six ans, ce qui devrait ramener les effectifs des forces armées françaises à un peu plus de 240.000 hommes et femmes.

D’anciens officiers supérieurs et généraux appartenant au cercle de réflexion «Les sentinelles de l’Agora», protestent contre ce qu’ils estiment être le «démantèlement de l’institution militaire» avec la diffusion d’un «Manifeste pour la sauvegarde de nos armées» au ton acide.

Dans leur manifeste, les Sentinelles de l’Agora parlent ainsi «d’entreprise de démolition» de l’armée française, réduite à «l’état d’échantillon» en moins de 50 ans à cause notamment des «impératifs de l’Etat providence et la volonté des post-modernes d’en finir avec le fracas des armes».

Jean-Yves Le Drian leur a indirectement répondu en déclarant que la défense resterait un des principaux recruteurs de l’État français en 2014, avec l’embauche de 17.000 militaires et civils.

Il a, de plus, confirmé la livraison ou la commande, de 11 chasseurs-bombardiers Rafale, de quatre avions de transports A400M, d’avions ravitailleurs MRTT, d’hélicoptères, de missiles, d’une frégate multimission FREMM et d’un sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda.

«L’armée de demain sera, à la fin du processus que j’ai engagé, la première armée d’Europe», a insisté le ministre. «Il y aura 242.000 militaires en 2019 avec des équipements renouvelés et des capacités d’intervention nouvelle».

Entre contraintes économiques et autonomie stratégique, le ministère de la Défense française doit, une fois n’est pas coutume, s’adapter, tant bien que mal, aux politiques actuelles de rigueur. Mais, comme le précise le Livre Blanc remis en avril dernier au président de la République, François Hollande, la France entend réaffirmer son rôle de puissance stratégique aux yeux de la communauté internationale.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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