États-Unis: la NSA nie espionner les Américains sur les médias sociaux

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Le général Keith Alexander, directeur de la NSA, devant le Sénat à Washington DC, le 2 octobre 2013 ( Brendan Smialowski/AFP)
Le général Keith Alexander, directeur de la NSA, devant le Sénat à Washington DC, le 2 octobre 2013 ( Brendan Smialowski/AFP)

Le directeur de la puissante Agence américaine de sécurité nationale (NSA) a nié mercredi espionner les Américains sur les réseaux sociaux.

Lors d’une audition devant le sénat, le général Keith Alexander s’est élevé contre les assertions d’un article du New York Times de dimanche «qui tirait hâtivement la conclusion que [la surveillance]concernait les Américains, ce qui n’est pas vrai».

«Il est totalement faux de dire que nous quadrillons les réseaux sociaux à la recherche d’Américains», a-t-il expliqué. »Ce que nous recherchons, ce sont les personnes qui font l’objet d’une enquête pour terrorisme ou autre chose de cette nature».

Le général Alexander a reconnu que son agence –au coeur d’une vaste polémique sur la légalité des programmes d’espionnage révélés par Edward Snowden– se servait des médias sociaux pour «enrichir» ses connaissances sur un suspect.

Si une enquête mène à un Américain, «c’est le FBI qui prend la main», a-t-il expliqué. «Nous nous penchons sur les connections étrangères, pas sur la partie américaine».

Le New York Times affirmait dimanche d’après de nouvelles révélations d’Edward Snowden, que la NSA espionnait des Américains sur les réseaux sociaux depuis 2010 et que l’agence avait élaboré des graphiques très élaborés récapitulant les connections entre ces internautes.

«Avec toutes ces révélations, il n’est pas étonnant de voir que tout le renseignement souffre d’une crise de confiance», a déclaré le sénateur Patrick Leahy. «Il est temps que cela change», a-t-il ajouté exigeant plus de «transparence et de contrôle», comme la fin des «collectes massives» de données téléphoniques.

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