Kate MacEachern, vétéran, marche 1800 km pour «Military Minds»!

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Une vétéran des Forces armées Canadienne est en train de parcourir un long chemin vers la maison. Kate MacEachern, une ancienne conductrice de tank est en train de marcher 1800 km (du Cap-Breton au Musée de la guerre à Ottawa) pour ramasser des fonds pour une organisation à but non lucratif, Military Minds, qui soutient les gens atteints du syndrome de stress post-traumatique.

Elle est associée cette année avec le groupe Military Minds, qui est un groupe surtout sur Facebook de 70 000 membres. Ce groupe est dirigé et généré par des militaires et vétérans qui reconnaissent le syndrome post-traumatique et qui l’on vécut ou le vivent encore.

Ce groupe a également pour objectif de briser le silence et de changer la perception que les gens se font du stress post-traumatique.

La plus grosse mission de Military Minds est de donner aux membres et anciens membres militaires l’aide dont ils ont besoin pour passer à travers des périodes difficiles.

Le groupe, surveillé 24h/24 et 7 jours sur 7 par des anciens membres militaires est une grosse organisation en soi.

C’est un Ontarien, Chris Dupree qui a commencé le projet par une simple page sur Facebook.

C’est en 2007, lorsqu’elle est tombée lors d’un exercice à Edmonton et qu’elle s’est cassé la colonne vertébrale. Les docteurs ne pensaient pas qu’elle pourrait remarcher. Ça lui a pris deux ans de réadaptation pour remarcher. Puis elle a essayé de se battre pour revenir au sein des forces armées canadiennes. C’est avec l’appui d’un neurologue que Kate a eu le okay pour revenir au sein de son groupe.

«Nous devons éduquer les gens sur le syndrome post-traumatique. Pas simplement la définition des dictionnaires. Mais la vraie définition. Les gens doivent savoir ce que c’est. Ce n’est pas comme une blessure visible. Mais ce n’est pas sorcier non plus.» – Kate MacEachern

C’est une discussion avec sa grand-mère qui a un jour, lancé comme idée farfelue de mettre ses bottes et de marcher tout le Canada. Ce soir-là, Kate a pensé à la promotion sur le syndrome post-traumatique qu’elle pourrait faire avec une telle marche !

Kate a souffert également d’un syndrome post-traumatique. C’est un an après son accident qu’on lui fait remarquer qu’elle souffre de ce redoutable syndrome.

Le syndrome de Kate est encore plus douloureux, ce n’est pas le syndrome post-traumatique d’un combattant en zone de guerre. Elle-même au début ne comprenait pas. Son expérience ne la reliait pas à l’Afghanistan ou à un gros choc, simplement un accident. Il est donc plus difficile, au sein de l’armée d’avoir une crédibilité. Kate se bat encore aujourd’hui pour qu’on reconnaisse les conséquences d’un tel choc.

L’année dernière, Kate avait fait une marche de 578 km et s’était donné comme défi de ramasser plus de 20 000$. Elle avait même parcouru les quelques kilomètres de la fin avec l’ancien ministre de la Défense nationale, Peter Mackay. Mais cette année, sa situation a changé.

Lorsqu’elle est a demandé des congés pour faire sa marche, ses supérieurs ont refusé. Les Forces canadiennes ont donné un ultimatum à Kate cette année, marcher en tant que civile ou ne pas faire sa marche.

C’est alors que Kate a décidé d’accrocher son uniforme et d’enfiler ses bottes!

Un long chemin vers la maison

Ça prend quelque temps de réadaptation lorsqu’on revient de mission. Ça prend quelque temps de réadaptation lorsqu’on se remet d’une situation… C’est un long chemin vers la maison. Ça prend un temps de réadaptions pour revenir vers qui ont était, si on en est capable. C’est que vient le nom de la marche de Kate : A long way home (Un long chemin vers la maison)

Sur son groupe Facebook, Kate nous parle de ses journées. Elle met en ligne des vidéos d’elle où on la voit lors de sa marche, elle nous parle des bons et des mauvais côtés, mais surtout de ses partisans. Ceux qu’elle rencontre le long de la route, comme ceux qui laissent des commentaires sur son groupe Facebook et qui lui envoient des messages. C’est son journal de bord !

«Ce n’est pas politique, ce n’est pas pour être célèbre, mais c’est pour que les gens ordinaires comprennent un peu plus le syndrome de stress post-traumatique et pour qu’ils puissent aller chercher de l’aide. » – Kate MacEachern

Kate, lors de son passage à Québec le 6 octobre, visitera notamment la Citadelle de Québec, la résidence officielle du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment.

Fille de deux parents militaires, Raymonde Thériault grandit sur différentes bases militaires. À l’université, elle est directrice du journal étudiant. En novembre 2010, elle est déployée avec la Roto 10 en Afghanistan.

Discussion3 commentaires

  1. Présentement sur le chemin des patriotes à mont-st-hilaire….bonne marche ! Tu es passée devant chez moi d un pas décidé …lâches pas!