La conférence Genève-2 devrait avoir lieu les 23-24 novembre avance la Syrie

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Le Secrétaire d'État américain John Kerry, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au siège de l'ONU à Genève en septembre 2013 (Archives/Department of State)
Le Secrétaire d’État américain John Kerry, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au siège de l’ONU à Genève en septembre 2013 (Archives/Department of State)

La conférence internationale Genève-2 sur la Syrie devrait avoir lieu les 23-24 novembre, a déclaré jeudi à Moscou lors d’une conférence de presse organisée par l’agence russe RIA Novosti le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil, rapporte l’agence de presse russe.

«La conférence se tiendra les 23 et 24 novembre», a avancé le vice-premier ministre.

Le vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil, lors de sa conférence de presse à Moscou, le 17 octobre 2013 (Alexander Nemenov/AFP)

Qadri Jamil a répondu à la question de savoir quelles formations d’opposition participeraient à la conférence, que ce seraient des représentants de la «principale opposition politique».

Près de 70 groupes rebelles combattant dans le sud du pays ont affirmé tout récemment qu’ils ne reconnaissaient plus la Coalition nationale syrienne, qui chapeaute les groupes d’opposition.

«Nous retirons notre reconnaissance à tout groupe prétendant nous représenter», a affirmé un porte-parole dans une vidéo, citant «la Coalition et ses responsables».

Cette annonce intervenait après le désaveu cinglant de 13 principaux groupes de la rébellion fin septembre et l’annonce, dimanche 13 octobre, par le Conseil national syrien (CNS), le plus important de l’opposition syrienne, qu’il ne participerait pas à la conférence de paix Genève 2 et menacé de se retirer de la coalition anti-régime si celle-ci prenait part à la conférence internationale souhaitée qui devait réunir à une même table le régime syrien et l’opposition.

Le CNS refuse toute transition n’impliquant pas un départ de M. Assad.

Le chef du CNS, Georges Sabra, avait aussi expliqué cette décision par les souffrances endurées par la population, dans ce conflit qui en est à sa troisième année et a fait plus de 110.000 morts et des millions de déplacées et de réfugiés.

L’opposition syrienne est donc plus fractionnée que jamais, ce qui avait amené le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, dont le pays est un allié indéfectible du régime Assad, a donc jugé que «le principal obstacle» à la tenue de la conférence de paix le plus vite possible restait «l’incapacité de nos partenaires à faire en sorte que l’opposition, qu’ils soutiennent, aille à Genève et prenne place à la table des négociations avec le gouvernement».

Après l’annonce par le CNS de son refus de participer à un Genève 2, la Russie a appelé les États-Unis à convaincre l’opposition syrienne divisée de participer à cette conférence de paix, tandis que le secrétaire d’État américain John Kerry a estimé qu’il était «urgent de fixer une date» pour cette réunion.

Le vice-ministre syrien a aussi commenté ce refus à son tour: «Le refus du Conseil national syrien (CNS) de participer à Genève-2 n’aura pas d’influence sur les délais et le format de la conférence. Très probablement, ils [les responsables du CNS]reviendront sur leur décision», a déclaré le responsable syrien.

«Nous avons évoqué lors d’entretiens aujourd’hui au ministère des Affaires étrangères les délais, encore hypothétiques, dans lesquels peut se tenir la conférence» a également déclaré Quadri Jamil,dont les propos étaient traduits de l’arabe en russe.

Interrogé sur les dates possibles de la conférence de paix, le ministre syrien a alors avancé les dates des 23 et 24 novembre, soit mercredi et jeudi prochain.

Le refus du Conseil national syrien de participer à Genève-2 n’influera pas sur les délais et le format dans lesquels elle sera tenue, ils vont très probablement revenir sur leur décision, a-t-il déclaré, toujours selon l’agence russe qui organisait la conférence de presse.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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