La Norvège exclut de détruire une partie de l’arsenal chimique syrien sur son sol

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Les locaux de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à La Haye, aux Pays-Bas (Archives/ Guus Schoonewille/AFP)
Les locaux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à La Haye, aux Pays-Bas (Archives/ Guus Schoonewille/AFP)

La Norvège, qui avait été selon la télévision publique norvégienne NRK, la Norvège avait été sollicitée pour la destruction de 300 à 500 tonnes de gaz sarin et de jusqu’à 50 tonnes de gaz moutarde par les États-Unis, a annoncé ce vendredi 25 octobre qu’elle ne pourrait accéder à cette requête, en raison du calendrier trop serré de l’opération.

«En bonne entente avec les États-Unis, nous avons conclu que, sur la base des échéances prévues dans la résolution de l’ONU […], il n’est pas approprié de continuer à envisager la Norvège comme lieu de destruction», a déclaré à ce propos le ministre des Affaires étrangères, Boerge Brende.

Le calendrier de la destruction de l’arsenal chimique syrien (Infographie: AFP)

Adoptée fin septembre par le Conseil de sécurité suite à l’accord russo-américain pour éviter des frappes américaines contre la Syrie en représailles à une attaque chimique le 21 août en banlieue de Damas dont la communauté internationale soupçonne le régime Assad d’être l’auteur, , la résolution 2118 de l’ONU prévoit la destruction de la totalité de l’arsenal chimique syrien, estimé à environ 1.000 tonnes, avant le 30 juin.

La Norvège avait déclré mercredi par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’elle étudiait «très sérieusement» une requête des Etats-Unis lui demandant de une partie de détruire une partie de l’arsenal chimique syrien sur son territoire.

Boerge Brende avait alors également noté des obstacles pour accéder à cette demande, notamment l’absence d’expertise et d’infrastructures adaptées pour cette tâche.

«La raison pour laquelle nous en sommes arrivés à cette conclusion […] est liée aux échéances avec lesquelles on opère, mais aussi aux équipements techniques en Norvège et à d’autres limitations juridiques», a-t-il expliqué aujourd’hui.

La Norvège contribuera toutefois au démantèlement de l’arsenal chimique en fournissant du personnel, des inspecteurs ou une aide économique, a souligné le ministre norvégien.

Par ailleurs, seule note positive dans le conflit syrien, l’opération démantèlement va bon train en Syrie et la chef de la mission conjointe ONU/OIAC, Sigrid Kaag, s’est félicitée de la «totale coopération» du régime syrien.

Le régime de Damas a déjà transmis un inventaire de ses sites de production et de stockage qui sont en cours d’inspection par des experts dans le cadre de la mission conjointe ONU/OIAC et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), devait recevoir cette semaine du régime de Bachar al-Assad le programme de destruction de son arsenal chimique.

L’accord russo-américain prévoit la destruction de l’arsenal chimique syrien pour mi-2014.

Explosion d’une voiture piégée à Damas

Pendant ce temps, la guerre civile se poursuit et l’explosion d’une voiture piégée a fait au moins 20 morts, dont trois enfants, vendredi près d’une mosquée de Souq Wadi Barada, une localité rebelle à 40 km au nord-ouest de Damas, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un organisme indépendant basé en Grande-Bretagne mais qui s’appuie sur un vaste réseau de militants, de médecins et de travailleurs humanotaires sur le terrain.

«Une puissante explosion, provoquée par une voiture piégée près d’une mosquée dans la ville de Souq Wadi Barada, a fait au moins 20 morts, dont trois enfants, et des dizaines de blessés», a annoncé l’OSDH.

La ville est sous le contrôle des rebelles, mais les troupes fidèles au régime de Bachar al-Assad sont positionnées juste à l’extérieur, a aussi précisé l’OSDH.

Encore dans la région de Damas, au moins 24 rebelles, dont des étrangers, ont été tués dans une embuscade des forces du régime dans la région d’Otaibé, à 30 km à l’est de la capitale, rapporte également l’OSDH.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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