L’Artillerie sous la neige dans les secteurs d’entraînement de Valcartier (PHOTOS/VIDÉO)

5

La météo était presque idéale… enfin, presque. Le 62e régiment d’artillerie de campagne s’est rendu dans les secteurs d’entraînement de la base de Valcartier afin de pratiquer et confirmer certains acquis pour ses réservistes.

La matinée avait pourtant bien commencé pour le régiment de Shawinigan. Après qu’une équipe de reconnaissance soit arrivée pour observer le terrain et déterminer où les canons seraient installés, les troupes sont arrivés une trentaine de minutes plus tard.

En quelques instants, les obusiers C3 de 105 mm sont en place, les alignements sont vérifiés et les artilleurs sont prêts à faire «cracher le feu».

Pour l’exercice, 139 obus sont prévus. Mais, la neige prenant part à l’entraînement des réservistes, seule une poignée sera effectivement tirée, juste de quoi pratiquer.

Le lieutenant-colonel François Segard, commandant du 62e Régiment d’artillerie de campagne, explique pour 45eNord.ca que son principal défi est la «reconstitution» de l’unité. «On recrute, on entraîne, on forme, mais il faut le refaire à toutes les années. […] La seule façon de mettre toute l’équipe ensemble, c’est avec le tir».

Étant une unité de la Réserve, le 62e Régiment d’artillerie de campagne fait face, comme toutes unité de réserve, à un roulement important de son personnel. Si certains s’engagent pour des raisons financières, d’autres le font pour le côté pratique et d’autres pour la passion.

Pour l’artilleur Joey Petit, qui s’est engagé en août 2012, c’est une histoire de famille avant tout. «À la base mon frère est artilleur également, il m’en a parlé avec ses amis, […] il me parlait des exercices comme on fait aujourd’hui […] et de fil en aiguille ça m’a intéressé.»

«L’artillerie, c’est une guerre à plusieurs volets, indique le capitaine Jean-Philippe Martel. On a la chance d’être officier d’observation, officier au niveau des pièces [des canons], on peut aussi faire de la reconnaissance. Dans le poste de commandes, j’ai notamment vu lorsqu’on calcule les données. L’officier d’observation nous envoie des données de tir, qui indique notamment la coordonnée qu’on doit tirer, nous on transforme cette donnée-là pour tirer avec nos canons. J’ai donc vu comment on prend les données, on les transforme et on les envoie sur le champ de bataille.»

Après cet exercice à Valcartier, les artilleurs auront l’occasion de se repratiquer, avant un prochain exercice réunissant l’ensemble des unités du 35e Groupe brigade du Canada.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

Discussion5 commentaires

  1. Hum belle essai , mais semble qu on manque de volontez et determination a Stalingrad sa aurais pas fais fureur, mettez y toute la gomme la prochaine fois ,juste pour rire 😉