Le chef de la MINUAD revient sur les incidents meurtriers des derniers mois

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Un observateur militaire de la MINUAD est décédé le 11 octobre après une attaque perpétrée à El Fasher dans le nord du Darfour (MINUAD)
Un observateur militaire de la MINUAD est décédé le 11 octobre après une attaque perpétrée à El Fasher dans le nord du Darfour (Archives/MINUAD)

Le chef de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), Mohamed Ibn Chambas, est revenu sur les incidents meurtriers qui se sont produits au cours des trois derniers mois, rapporte le service d’information de l’ONU.

«La situation en matière de sécurité au Darfour et les menaces contre les personnels de l’ONU et humanitaires continuent de représenter une source de grave préoccupation », a-t-il déclaré mercredi 23 octobre au Conseil de sécurité, s’exprimant par vidéoconférence depuis Khartoum.

Rappelant qu’entre le 11 et le 13 octobre 2013, quatre Casques bleus avaient perdu la vie dans des attaques perpétrées par des hommes armés, M. Ibn Chambas a assuré qu’il continuerait à exhorter le gouvernement soudanais à faire arrêter et traduire en justice les auteurs de ces «crimes haineux» et «d’autres qui ont visé la Mission».

Le Chef de la Mission a indiqué en outre que la fourniture de l’aide aux communautés touchées continuait d’être entravée par les restrictions de circulation et les procédures administratives imposées par le Soudan, alors même que l’Union africaine a, le 28 septembre dernier, à New York, soulignait le caractère impératif de la liberté de mouvement des personnels de la MINUAD.

Le chef de la MINUAD a aussi abordé la question des difficultés à appliquer les accords de paix.

Les efforts entrepris par la MINUAD pour faciliter le dialogue entre le gouvernement soudanais et les mouvements non signataires du Document de Doha, la feuille de route de la paix au Darfour signé en 2011 par le Mouvement pour la libération et la justice et le gouvernement soudanais, se butent à l’entêtement du gouvernement soudanais à s’en tenir strictement au Document de Doha, alors que les non-signataires réclament un règlement politique négocié à la crise du Darfour « dans le cadre d’une solution générale aux problèmes du Soudan».

Présent lors de cette réunion du Conseil, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a pour sa part exhorté Khartoum à identifier les responsables des incidents meurtriers des derniers mois.

«L’impunité doit cesser», a-t-il lancé.

Le Chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU a aussi souligné que, même si des efforts étaient faits pour s’assurer que Casques bleus déployés au Darfour soient bien équipés, formés et préparés à une situation sécuritaire difficile, les affrontements intercommunautaires qui continuent de miner la région rendent encore la situation plus complexe.

Le Secrétaire général adjoint a été jusqu’à dire que les luttes tribales étaient encore plus lourdes de conséquences que les combats ayant opposé récemment l’armée soudanaise et les mouvements non signataires du Document de Doha, a-t-il fait remarquer.


Cérémonie le 23 octobre au Soudan en souvenir des Trois Casques bleus sénégalais de la MINUAD tués dimanche 13 octobre au matin dans une embuscade près d’El Geneina, capitale du Darfour-ouest, avant que les corps ne soient rapatriés (Vidéo: Nizar Abboud)

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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