Le commandement de l’armée américaine pour l’Afrique, US AFRICOM, ne va pas disparaître

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Une quarantaine de nations se sont retrouvées en Zambie pour l'Opération Africa Endevor (Photo: Spc. Zach Sheely/US Army National Guard)
Une quarantaine de nations se sont retrouvées en Zambie pour l’Opération Africa Endevor, en août 2013 (Archives/Spc. Zach Sheely/US Army National Guard)

Malgré de nouvelles coupures dans le budget américain, le général David Rodriguez, commandant de l’AFRICOM a assuré mercredi que le Pentagone n’envisageait pas de supprimer son commandement militaire pour l’Afrique.

Lors d’une conférence de presse, le général quatre étoiles a déclaré «examiner cela plus tard mais pour l’heure, les États-Unis estiment qu’avoir un centre de commandement à part entière pour l’Afrique permet d’améliorer l’efficacité de notre soutien militaire au département d’État».

Même s’il s’occupe des questions liées à l’Afrique, le quartier général de l’AFRICOM, créé en 2007, est basé à Stuttgart en Allemagne. Il n’a cessé d’étendre son rôle sur le continent africain, en se concentrant sur la lutte contre les groupes islamistes armés et l’entraînement de troupes alliées.

L’AFRICOM dispose d’un budget de 296 millions $ par an, qui ne comprend pas cependant les dépenses de Camp Lemmonier à Djibouti, une des principales bases américaines du continent.

Ces dix dernières années, l’armée américaine a tissé un réseau logistique à travers toute l’Afrique de l’Est notamment, avec des accès sécurisés à des ports et aéroports stratégiques.

Dans le même temps, la prétention de lutter contre la présence d’Al-Qaïda en Afrique qui représente la principale menace pour la sécurité sur ce continent, sert de bon prétexte à la présence militaire américaine en Afrique.

Mais plutôt que d’intervenir directement sur le terrain contre des groupes liés à Al-Qaïda en Somalie ou au Mali, l’armée américaine a tendance à préférer se concentrer sur des opérations de renseignement et de formation de troupes de pays alliés dans la région.

Début octobre, les Américains ont lancé deux opérations d’envergure en Libye et en Somalie. Dans le premier raid à Tripoli, un membre présumé d’Al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, longtemps recherché par les États-Unis avait été capturé. En Somalie, les Américains avaient échoué à arrêter un militant islamiste des Shebab.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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