Le Conseiller à la sécurité sud-coréen à Washington pour discuter du nucléaire nord-coréen

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Le chef du Bureau de la sécurité du Bureau la présidence sud-coréenne, Kim Jang-soo(Archives/Yonhap)
Le chef du Bureau de la sécurité du Bureau la présidence sud-coréenne, Kim Jang-soo(Archives/Yonhap)

Le chef du Bureau de la sécurité du Bureau la présidence sud-coréenne, Kim Jang-soo, se rendra aux États-Unis cette semaine pour discuter entre autres de l’impasse sur la question du nucléaire en Corée du Nord, rapporte l’agence sud-coréenne Yonhap.

Kim débutera sa visite de quatre jours aux États-Unis mercredi, sur l’invitation de son homologue américain Susan Rice, la Conseillère à la Sécurité de la Maison-Blanche.

Kim Jang-soo s’entretiendra avec Susan Rice de questions bilatérales d’ordre diplomatique et sécuritaire, notamment le programme nucléaire nord-coréen.

Le chef du Bureau de sécurité du Bureau de la présidence sud-coréenne s’entretiendra également avec d’autres responsables du gouvernement américain.

Cette visite aux États-Unis a lieu un mois avant la réunion de sécurité en Chine le mois prochain, suite à l’accord en juin entre Park Geun-hye et le président chinois Xi Jinping.

Malgré sa volonté affichée de reprendre les négociations avec la communauté internationale sur son programme nucléaire, suspendues depuis 2009, la Corée du Nord a récemment redémarré son réacteur nucléaire vétuste de Yongbyon, qui avait été arrêté en 2007 dans le cadre d’un accord international soutenu par les États-Unis.

Les experts croient que le Nord aurait déjà produit du plutonium destiné à des armes nucléaires en quantité suffisante pour fabriquer une dizaine de bombes atomiques et il est aussi en train de développer un programme d’enrichissement d’uranium.

Mais, le plus inquiétant dans l’immédiat est l’état du réacteur qui date des année 50. Le réacteur nucléaire à Yongbyon est dans un «état épouvantable», avait indiqué lors de son redémarrage une source russe, évoquant le risque d’une «catastrophe» sur la péninsule coréenne.

Le report du transfert du Contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON), initialement prévu pour 2015, est aussi l’une des questions toujours en suspens entre Séoul et Washington, la Corée du Sud désirant remettre à plus tard ce transfert en raison de la menace militaire nord-coréenne.

Malgré le calme relatif aujourd’hui dans la péninsule, les récentes menaces nord-coréennes et le comportement passé de ses dirigeants ont miné la confiance envers Pyongyang et retarde encore le transfert des États-Unis du contrôle opérationnel à Séoul en temps de guerre, alors que, pour les États-Unis, la passation de l’OPCON est une étape très importante de l’alliance entre Séoul et Washington, vieille de 60 ans cette année.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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