Les États-Unis refusent de dire s’ils ont espionné Merkel dans le passé

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La chancelière allemande Angela Merkel à Bruxelles, le 24 octobre 2013 (AFP)
La chancelière allemande Angela Merkel à Bruxelles, le 24 octobre 2013 (AFP)

La Maison Blanche a refusé jeudi de dire si les États-Unis avaient espionné dans le passé les communications de la chancelière allemande Angela Merkel, en pleine crise diplomatique avec Berlin.

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Mise à jour au 25/10/2013 à 8h22

Excédés par l’ espionnage américain à leur encontre, les dirigeants européens ont montré leur courroux vendredi à Bruxelles sans aller jusqu’à suspendre les négociations commerciales en cours avec les Etats-Unis.

«Il ne s’agit pas de commencer à faire monter la pression inutilement» avec les États-Unis, a déclaré le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, en résumant l’état d’esprit des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.

À l’issue du premier jour de leur sommet, les 28 dirigeants ont donc affiché une unité de façade pour réclamer des explications à Washington. Cette offensive sera conduite par la France et l’Allemagne, qui vont «engager des discussions bilatérales avec les États-Unis dans le but de trouver d’ici à la fin de l’année un accord sur leurs relations mutuelles dans ce domaine», a expliqué Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen.

Cette «initiative commune» vise à trouver «une solution pour que ce genre d’incidents ne se produise plus jamais», a-t-il ajouté, alors que les révélations se succèdent jour après jour.

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Et alors que l’Allemagne est particulièrement irritée par cette affaire, le journal The Guardian a fait de nouvelles révélations selon lesquelles un responsable de l’administration américaine a transmis les numéros de téléphone de 35 dirigeants de la planète à l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) qui les a placés sur écoute.

Jay Carney, porte-parole de l’exécutif américain, a affirmé qu’il ne commenterait pas des accusations spécifiques qui ont été portées dans ce dossier.

Mercredi, il avait déclaré que les États-Unis ne surveillent pas, et ne surveilleront pas les communications de la chancelière, une tournure de phrase qui laissait ouverte la possibilité que de telles opérations aient pu avoir lieu par le passé.

M. Carney n’a pas dévié de cette formulation jeudi. Je n’ai rien de plus là-dessus pour vous, a-t-il ajouté.

Il a concédé que les révélations qui ont été publiées dernièrement ont évidemment provoqué des tensions dans nos relations avec certains pays, «et nous traitons ces questions via les canaux diplomatiques».

«Nous passons en revue la façon dont nous rassemblons des données du renseignement afin de faire en sorte de parvenir à un équilibre entre les préoccupations de sécurité de nos ressortissants et alliés, et les inquiétudes de tout le monde sur la protection de la vie privée», a-t-il par ailleurs expliqué.


Jay Carney, porte-parole de la maison-Blanche (Vidéo: CNN)

Au lendemain de révélations sur le possible espionnage de son téléphone par les services de renseignement américains, Mme Merkel, qui avait protesté mercredi auprès du président Barack Obama, a lancé jeudi une mise en garde sévère à Washington, affirmant que l’espionnage entre amis, ça ne va pas du tout.

Si ces informations étaient confirmées, ce serait totalement inacceptable et porterait un coup sérieux à la confiance entre l’Allemagne et les États-Unis, deux pays amis, a prévenu la chancelière. La justice allemande a annoncé analyser ces informations.

Ce sujet s’est imposé au sommet européen de Bruxelles, où Mme Merkel et le président français François Hollande ont dit être décidés à demander des comptes aux États-Unis.

L’Allemagne est le dernier pays en date à être outré par les révélations sur l’étendue des opérations de surveillance présumées des États-Unis, après le Brésil, le Mexique et la France.

Le département d’État a quant à lui assuré que la nature des relations entre Washington et Berlin, qui partagent une longue histoire d’amitié, n’allait pas être affectée par la crise actuelle.

Nous considérons l’Allemagne comme un allié et un partenaire proche dans de nombreux dossiers. Lorsqu’il y a des problèmes, des inquiétudes, nous en parlons, comme le font des amis, a déclaré la porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Marie Harf.

Mais nous partageons une longue histoire, et cela ne va tout simplement pas changer. Nous espérons que ce genre d’accusations dans la presse ne changera pas nos relations, a-t-elle ajouté.

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DiscussionUn commentaire

  1. If Hell existed Satan would have lived in Crawford, Texas. Indiscriminate monitoring everywhere did not happen with Obama but with George W. Bush, the author of 9/11. All that is happening is the prelude to the next big surprise. Since George H. Bush was CIA director, the US secret State agencies had played a double role to get to today when every person is constantly monitored by NSA and other agencies not to report information to the US Government but to feed with all data the embryo of a new superpower. In our time, a restricted group of Zionists, like a hidden parallel government, with George Bush still today at the head of secret services in the US, UK and Israel, is the destabilizing force behind most terror events and with classified information at disposal and a private army is plotting what now would seem unthinkable to many. The spokesman for this group in the US Congress is John Mc Cain who reports the given orders weighing on the US administration. A War of Religion will begin with the destruction of the Al Aqsa mosque in Jerusalem. Chaos everywhere will be the intended consequence so that desperate people will soon invoke a New World Order without even knowing what that is. Not the protests or violence in the streets could ever oppose such threat to the whole Humankind configured in a Plan relying on its long tentacles and the short memory of the people.

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