Les proches du régime Khadafi, dont Seïf al-Islam Kadhafi, inculpés par la justice libyenne

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Le fils du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, le 23 août 2011 à Tripoli(Archives/AFP)
Le fils du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, le 23 août 2011 à Tripoli(Archives/AFP)

La justice libyenne a inculpé ce jeudi 24 octobre les principaux responsables de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, dont son fils Seif al-Islam, pour la répression de la révolte de 2011 et les a renvoyés devant une cour pénale, rapporte aujourd’hui l’AFP.

«Les principaux chefs d’accusation portant sur la répression de la révolte de 2011 ont été retenus par la chambre d’accusation», a déclaré le porte-parole du bureau du Procureur, Seddik al-Sour, à l’issue de la comparution d’accusés devant une chambre d’accusation à Tripoli.

Le procureur général libyen avait annoncé le mois dernier avoir ordonné le transfert de Seif al-Islam de Zenten (ouest), où il était détenu pas un groupe rebelle, à Tripoli pour comparaître jeudi avec plus de 30 autres personnes devant la chambre d’accusation de Tripoli.

Outre Seif al-Islam, l’ex-chef de renseignement Abdallah Senoussi est aussi imploqué dans cette affaires, ainsi que plus de trente personnalités de l’ancien régime.

Ils sont notamment accusés d’assassinat lors de la répression de la révolte qui a entraîné en 2011 la chute du régime de Mouammar Khadafi, tué en octobre de la même année.

Seif al-Islam et M. Senoussi font par ailleurs l’objet de mandats d’arrêt internationaux de la Cour pénale internationale (CPI), qui les soupçonne de crimes contre l’humanité lors de la répression de la révolte.

Fin mai, la CPI avait débouté les autorités libyennes de leur demande de juger devant les tribunaux libyens Seif al-Islam en raison des doutes sur la capacité du gouvernement libyen à lui garantir un procès juste et équitable, mais la Libye a fait appel de cette décision et décidé de juger elle-même les anciens responsables du régime Khadafi.

La Libye est régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme sur les centres de détention gérés par des milices armées et Amnesty a en outre émis des doutes sur la possibilité de tenir un procès équitable en Libye où l’insécurité persiste avec des menaces contre les institutions de l’État, les tribunaux, les avocats, les juges et les procureurs.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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