Mali: opération d’envergure conjointe France-Mali-ONU pour stopper les terroristes

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Des Casques bleus du contingent tchadien de la Mission des Nations Unies au Mali, la MINUSMA (Marco Dormino/MINUSMA)
Des Casques bleus du contingent tchadien de la Mission des Nations Unies au Mali, la MINUSMA (Marco Dormino/MINUSMA)

Une opération de «grande ampleur» est en cours actuellement au Mali, associant la France, les forces armées maliennes et la Minusma (Force de l’ONU au Mali), pour «éviter (une) résurgence» de «mouvements terroristes», a indiqué jeudi à la presse le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées françaises, rapporte l‘AFP.

Mercredi, ses djihadistes ont attaqué la ville de Tessalit dans l’extrême nord-est du Mali et ont fait trois morts, parmi lesquels deux soldats tchadiens et un civil malien.

Le même jour, le Secrétaire général de l’ONU a condamné l’attentat contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

«Cette attaque n’entamera pas la détermination des Nations Unies à soutenir le rétablissement de la sécurité, de la stabilité et d’une paix durable au Mali», avait déclaré le porte-parole de l’ONU., qui transmet aux familles des victimes les condoléances du Secrétaire général.

Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité avait également condamné l’attaque «dans les termes les plus vigoureux».

L’objectif de l’opération, baptisée «Hydre», «est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence [..]) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées […] pour participer à la stabilité du pays», a précisé le colonel Jaron, pour qui l’opération d’aujourd’hui n’est pas qu’une réponse aux attaques menées récemment par des éléments djihadistes.

Interrogé à ce sujet, le colonel a souligné que les forces françaises n’étaient pas surprises de «voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en oeuvre» à l’approche des élections législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.

«À chaque fois, il s’agit d’opérations très concentrées géographiquement, qui ne s’inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d’action de terroristes», en voulant «frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps», a-t-il ajouté.

Les assaillants à Tessalit voulaient ainsi «frapper les esprits» et non pas «conquérir la ville», a ajouté le colonel Jaron, en saluant la réactivité du bataillon tchadien, qui «a très rapidement repris l’initiative».

«Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents […] au Mali n’ont pas été éliminés. Et par moments, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives», a conclut le colonel Jaron.

*Avec AFP

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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