Nigeria: deux marins américains kidnappés par des pirates dans le golfe de Guinée

1
Le navire de ravitaillement offshore C-retriever, de la société Edison Chouest Offshore, de Louisiane (Us Navy)
Le navire de ravitaillement offshore C-retriever, de la société Edison Chouest Offshore, de Louisiane (US Navy)

Le capitaine et le chef mécanicien d’un navire commercial américain ont été kidnappés lors d’une attaque de pirates mercredi après-midi dans les eaux internationales du golfe de Guinée.

«Des pirates ont attaqué un navire commercial près de la côte du Nigeria et enlevé deux marins américains de la marine marchande», rapporte aujourd’hui la US Navy, précisant bien qu’il ne s’agit toutefois pas de membres de la Marine de guerre américaine.

 

Le navire de ravitaillement offshore «C-Retriever», de la société Edison Chouest Offshore, de Louisiane (Shipspotting )

Les deux Américains ont été enlevés à bord du navire battant pavillon américain «C-Retriever», un navire de ravitaillement offshore de 222 pieds appartenant à la société Edison Chouest Offshore de Louisiane.

Le navire et 11 autres membres de l’équipage ont été libérés, a indiqué le responsable .

Un capitaine de la Marine nigériane, Kabir Aliyu, a lui aussi confirmé qu’il y avait bien eu une attaque de pirates.

Les marins sont en général retenus à terre et détenus dans l’attente du versement d’une rançon, mais on ne sait pas encore, pour l’instant, si une demande de rançon a été faite.

Le responsable de la Défense américaine a déclaré la US Navy surveille la situation de près et que le navire militaire le plus proche dans le golfe de Guinée est un navire de la marine néerlandaise qui a à son bord avec 90 Marines américains dans le cadre d’une mission de formation en Afrique.

La plupart des actes de piraterie dans le golfe de Guinée visent les pétroliers et le Nigéria, premier producteur de pétrole d’Afrique avec environ deux millions de barils par jour, est victimes de nombreuses attaques de pirates au large de ses côtes.

Le nombre d’attaques dans le Golfe de Guinée, qui comprend le Nigeria, le Bénin et le Togo, est d’ailleurs en hausse.

Selon un récent rapport du Bureau maritime international (BMI), il y a eu l’an dernier plus d’attaques de navires dans le golfe de Guinée qu’au large des côtes somaliennes.

Carte des actes de piraterie dans le monde (IMB)

Même si les actes de piraterie sont en baisse cette année dans le monde, les actes de piraterie dans le golfe de Guinée, qui comprend le Nigeria, le Bénin et le Togo, sont au contraire en forte augmentation, surtout au large du Nigeria, rapportait d’ailleurs le 17 octobre le Bureau maritime international (IMB)

Contrairement aux eaux situées au large de la Corne de l’Afrique, en particulier de la Somalie, où les navires croisent désormais avec des gardes armés à bord, de nombreux bateaux doivent jeter l’ancre pour charger leurs cargaisons dans le golfe de Guinée, importante région d’exportation de matières premières, ce qui en fait des proies faciles pour les pirates.

Certes, des patrouilles coordonnées par le Bénin et les autorités nigérianes ont contribué à réduire les attaques dans certaines parties du golfe de Guinée, mais les pirates se sont tout simplement déplacés dans d’autres parties du golfe et ont poursuivi leurs activités, comme l’a déjà bien démontré le détournement d’un pétrolier au large de Port Gentil, au Gabon, en juillet dernier, par des pirates nigérians.

«Les pirates, souvent lourdement armés et violents, prennent pour cibles les navires et leurs équipages le long de la côte (du Nigeria), des fleuves, des zones de mouillage, des ports et des eaux environnantes. Dans de nombreux cas, ils saccagent les navires et volent la cargaison, généralement du gazole», souligne l’IMB.

Le Nigeria est la principale source de piraterie dans la région, avec 29 attaques recensées au cours des neuf premiers mois de 2013, contre 21 au cours de la même période de 2012.

De plus, tous les enlèvements de marins recensés dans le monde depuis le début de l’année se sont produits dans le golfe de Guinée, 32 au Nigeria et deux au Togo.

À lire aussi:

La Force opérationnelle Northwood, une autre facette de la lutte contre les pirates >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. que dire de tous ses meurtres gratuits , qui font des victimes
    cette destructions des humains , rime a quoi , pour finalement
    dire Boko Haram et ses terroristes ou Califat etc sont des bandits et meurtriers et un jour vous aller tous périr par le feu de vos canons , ce n’est pas dans la terreur et le viols qu ont sème la paix .