Nucléaire: Vent d’optimisme, l’IRAN accepte le principe des inspections surprises

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Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, le 24 septembre 2013, lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York (Archives/John Moore/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, le 24 septembre 2013, lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York (Archives/John Moore/AFP)

Les deux jours de négociations à Genève entre l’Iran et les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé ont débouché sur la convocation rapide d’une nouvelle réunion et pour l’Iran sur un «espoir» d’une «nouvelle phase» dans ses relations internationales, rapporte l‘AFP.

Au niveau des ouvertures, l’Iran a dit mercredi accepter le principe d’inspections surprise de ses sites nucléaires, après les avoir exclues la veille.

L’accord sur les visites surprise par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) des installations nucléaires était une demande des États-Unis.

Elles interviennent dans le cadre du protocole additionnel au Traité de Non Prolifération Nucléaire, protocole que l’Iran n’a pas signé ni ratifié, alors qu’il a signé le NPT.

La plupart des participants se sont félicités de la nouvelle atmosphère des discussions et l’ Iran a fait plusieurs ouvertures au second jour de travaux qui étaient considérés comme un test de la réalité du changement de politique défendu par le nouveau président Hassan Rouhani.

Une prochaine réunion sur le programme nucléaire iranien se tiendra maintenant à Genève les 7 et 8 novembre, selon la déclaration finale rendue publique mercredi.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déclaré pour sa part que les participants «n’allaient pas parler (en public) des détails» du plan proposé par l’Iran.

Ils avaient d’ailleurs déjà fait savoir que d’un commun accord, ils garderaient confidentiel ce plan présenté mardi à l’ouverture des travaux par le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Il y aura avant la prochaine réunion de Genève «une réunion entre experts nucléaires, scientifiques et experts dans le domaine des sanctions», a toutefois indiqué Mme Ashton qui depuis trois ans préside les négociations sur le programme nucléaire iranien controversé.

«Des discussions complètes ont pu se dérouler sur la feuille de route», a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif. «En même temps, nous estimons qu’il n’ y a pas lieu d’être préoccupé par notre programme nucléaire, il est cependant logique de répondre à toute préoccupation», a poursuivi M. Zarif, tout en rappelant que l’Iran «ne renoncera pas à ses droits».

Un haut responsable, parlant sous couvert d’anonymat, a affirmé quant à lui «n’avoir jamais eu une conversation aussi directe et franche, aussi détaillée avec les membres de la délégation iranienne». «C’était des discussions assez sérieuses pour qu’on leur donne une chance», a encore ajouté ce responsable américain.

Parallèlement, l’Iran et le Royaume-Uni ont annoncé, à la suite d’une rencontre bilatérale, le dégel de leurs relations diplomatiques directes rompues depuis fin 2011, avec une réouverture dans deux semaines de leurs ambassades respectives, au niveau des chargés d’affaires .

*Avec AFP

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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