Première nomination à ce poste en six ans, Michael Gibson devient juge militaire

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Le colonel Gibson, qui vient d'être nommé juge militaire, en compagnie d'avocat de plusieurs autre pays, alors qu'il était déployé au Congo comme Juge avocat général (E-Veritas)
Le colonel Gibson, qui vient d’être nommé juge militaire, en compagnie d’avocat de plusieurs autre pays, alors qu’il était déployé au Congo comme Juge avocat général (E-Veritas)

Le gouvernement du Canada a procédé à la nomination vendredi 4 octobre du premier juge militaire en six ans, en annonçant la nomination du colonel Michael Gibson comme juge militaire suite au départ à la retraite récente d’un des quatre juges militaires.

Le colonel Michael Gibson, nouveau juge militaire (FAC)

Le colonel Michael Gibson, membre des Forces armées canadiennes depuis 1980 et a été admis au barreau de l’Ontario en 1996.

Conformément à la Loi sur la défense nationale, tout juge militaire doit posséder au moins 10 ans d’expérience comme officier. De plus, il doit avoir été inscrit au barreau d’une province durant au moins 10 ans.

Avant d’être avocat, Michael Gibson a servi comme navigateur aérien pour l’Aviation royale canadienne.

En tant qu’avocat militaire des Forces armées canadiennes, le colonel Gibson a aussi exercé comme procureur de la poursuite, comme avocat de la défense et comme avocat chargé de causes en appel.

Il a aussi travaillé comme conseiller juridique à divers postes au sein d’états-majors et lors de déploiements. Plus récemment, il a servi de conseiller juridique pour l’élaboration de politiques en matière de justice militaire.

Le colonel Gibson a même eu le «plaisir» en tant qu’avocat de la défense, confiait-il en 2012 à la publication des Forces armées e-Veritas, de contre-interroger, un certain colonel…Walter Natynczyk, devenu par la suite général et grand patron des Forces armées canadiennes.

On ne sait pas si le contre-interrogatoire a été mené «rudement», mais, toujours est-il que le client de Michael Gibson a été acquitté.

Le colonel Gibson, souligne aussi le communiqué de la Défense qui annonce sa nomination, a été sélectionné à la suite d’un processus qui comprend l’évaluation des candidats admissibles par un comité indépendant administré par le Commissaire à la magistrature fédérale.

Une fois sélectionnés, les juges militaires peuvent demeurer en poste jusqu’à ce qu’ils atteignent 60 ans, et peuvent seulement être démis de leurs fonctions par le gouverneur en conseil selon les recommandations du comité indépendant d’enquête sur les juges militaires.

Les juges militaires président les cours martiales et autres instances militaires telles que l’examen judiciaire de cas où une personne est emprisonnée avant la tenue de son procès.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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