Quatre navires chinois pénètrent dans les eaux entourant les îles Senkaku

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Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013 (Archives/Japan Coast Guard)
Un navire des garde-côtes chinois au large des îles Senkaku, le 24 juillet 2013 (Archives/Japan Coast Guard)

Si vous lisez régulièrement 45eNord.ca, les incursions de navires chinois dans les eaux territoriales japonaises, près des îles Senkaku sont monnaies courantes. Quatre bateaux chinois ont brièvement pénétré lundi dans les eaux qui entourent les îles que se disputent âprement la Chine et le Japon.

Selon la garde-côtière japonaise, il était 10h00 du matin (21h00, dimanche, heure de Montréal) lorsque quatre navires des garde-côtes chinois sont entrés dans les eaux qui entourent les îles Senkaku contrôlées par le Japon, et revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu. Les navires sont ressortis de la zone moins de deux heures après y être entrés.

La veille, lors d’un défilé de l’armée japonaise, le Premier ministre Shinzo Abe avait tenu des propos très fermes, indiquant ne tolérer «aucun changement par la force du statu quo» concernant cet archipel d’îles.

«Nous devons en conséquence mener toutes sortes d’activités telles que des opérations de surveillance et de renseignement», a-t-il également déclaré devant 4.000 membres des forces armées du pays.


Japon: le «pacifisme actif» de Shinzo Abe (Euronews)

Samedi, l’escalade verbale avait commencé lors d’un entretien du Premier ministre Shinzo Abe avec le Wall Street Journal.

Au moment même où Tokyo faisait décoller des chasseurs pour contrer quatre appareils chinois qui survolaient les eaux internationales proche de l’archipel japonais d’Okinawa, Shinzo Abe déclarait: «Certains craignent que la Chine n’essaie de changer le statu quo par la force plutôt que par la voie du droit. Mais si la Chine choisit de s’engager sur ce chemin, alors elle ne pourra pas s’en sortir de façon pacifique».

Pékin avait été tout aussi direct: une quelconque action hostile dans les airs contre des avions chinois constituerait «un acte de guerre».

C’est dans ce contexte surchauffé que le Japon va entamer, du 1er au 18 novembre, de très importantes manœuvres aéro-navales pour renforcer, et probablement montrer à ses voisins chinois, sa capacité à défendre ses îles.

34.000 hommes, des contre-torpilleurs et des avions de combat doivent participer à ces manœuvres, parfois à tir réel, qui comprendront également des exercices de débarquement sur l’atoll inhabité d’Okidaitojima, à 400 km au sud-est de la principale île méridionale d’Okinawa.

Lors d’une visite à Tokyo début octobre, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et son collègue à la défense Chuck Hagel ont réaffirmé que le traité d’alliance américano-japonais couvrait bien les Senkaku, même si in fine Washington se garde bien de se prononcer sur le fond de la querelle territoriale. John Kerry avait appelé «toutes les parties à ne s’engager dans aucune action unilatérale» qui remette en cause le statu quo.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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