Raids des forces spéciales américaines en Somalie et Libye et capture d’un chef d’Al-Qaïda

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Des Forces spéciales américaines (Archives/WeaponsTechnology)
Des Forces spéciales américaines (Archives/WeaponsTechnology)

Les forces spéciales américaines ont mené deux raids visant des chefs islamistes soupçonnés d’actes terroristes, l’un en Libye, où ils ont capturé un des leaders présumés d’Al-Qaïda, et l’autre en Somalie, a annoncé Washington.

Le porte-parole du Pentagone, George Little, a confirmé tard samedi soir à 10h39, heure de Washington, que des membres des forces spéciales américaines avaient capturé en Libye Abou Anas al-Libi, un des leaders présumés d’Al-Qaïda, recherché par les États-Unis pour son rôle dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya qui avaient fait plus de 200 morts.

Il se trouve maintenant, dit George Little, entre les mains de l’armée américaine dans «un lieu sûr, à l’extérieur de la Libye».

 

Environ deux heures plus tôt, George Little avait aussi confirmé un autre raid, en Somalie celui-là, et visant cette fois un islamiste appartenant au groupe terroriste somalien shebab.

«Je peux confirmer qu’hier, le 4 octobre, des militaires américains ont été engagés dans une opération de contre-terrorisme à l’encontre d’un terroriste shebab connu», a écrit George Little à 8h49 samedi (heure de Washington).

Toutefois, dans le cas de l’attaque en territoire somalien, les forces spéciales ont dû se retirer avant de pouvoir confirmer la mort du chef shebab.

(Source: FBI)

En Libye, les forces américaines (des Navy Seals, commandos d’élite de la marine), ont ainsi fin à une traque de plus de quinze ans.

Abou Anas al-Libi, de son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, 49 ans, était membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rallier le réseau d’Al-Qaïda.

Il figurait parmi les personnalités les plus recherchées par le FBI, qui avait offert cinq millions de dollars pour sa capture.

Accusé par la justice américaine pour son rôle dans les attentats de 1998, il devrait maintenant être transféré aux États-Unis.

En Somalie, l’opération a été lancée pour capturer un leader shebab «très recherché», a expliqué Washington, précisant qu’aucun militaire américain n’avait été blessé au cours de l’attaque.

Le dirigeant shebab a probablement été tué, mais les forces spéciales américaines ont été obligées de se retirer avant d’avoir confirmation de cette mort, rapporte de son côté le New York Times, citant un responsable américain.

Ce raid est la plus importante opération américaine menée en territoire somalien depuis l’élimination, il y a quatre ans, duchef des islamistes shebab, Saleh Ali Saleh Nabhan.

Elle survient deux semaines après l’attaque, revendiquée par les shebab, du centre commercial Westgate à Nairobi, et qui a fait au moins 67 morts.

Toujours en territoire somalien, les Navy Seals, avaient aussi libéré en 2012 des mains des pirates Jessica Buchanan, capturée alors qu’elle travaillait en Somalie sur un projet de déminage, et, en 2009, le capitaine du navire marchand Maersk Alabama Richard Phillips, fait prisonnier lorsque les pirates somaliens s’étaient emparés de son navire.

Les shebab ont de leur côté confirmé avoir été l’objet dans la nuit de vendredi à samedi d’une attaque qui visaient une de leurs bases importantes dans le port somalien de Barawe (sud), qu’ils contrôlent toujours.

Les shebab ont toutefois mis l’attaque sur le compte des Turcs et des Britanniques, qui démentent tout rôle dans cette opération.

Le porte-parole shebab Abdulaziz Abu Musab a fait d’état d’un mort dans les rangs shebab, rapportait de son coté l’Agence France-Presse.

Les shebab ont subi d’importants revers militaires dans le centre et le sud somaliens ces deux dernières années, infligés par l’armée éthiopienne et une force de l’Union africaine (Amisom) à laquelle participe le Kenya voisin, mais les islamistes affiliés à Al-Qaïda contrôlent encore de vastes parties des zones rurales.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion7 commentaires

  1. Vos photographies d’illustration ne sont que des photos de joueurs d’airsoft. Veuillez revoir vos sources.

    – La Cave

  2. Jacques N. Godbout

    Les illustrations, ici, sont de source officielle.

    Par contre, évidemment, si vous voulez dire que ce ne sont pas les photos des forces spéciales en action ce jour là, vous avez raison.

    Par contre, si vous, vous avez des photos des forces spéciales en action ce jour-la, n’hésitez pas à nous le dire. Je ne doute pas que les autorités aimeraient alors vous connaître.

    Merci!

  3. Quelles idioties.

    Ne voyez vous donc pas sur votre photo un systeme de gearbox et de hop up a la place de la trappe d’éjection ?

    Ce sont bien des airsofteurs.

    Et en aucun cas c’est illégal de détenir des photos d’opérateurs, récent ou pas.

  4. La photo illustrant votre article met en scène des joueurs d’airsoft.
    Il faudrait vérifier vos sources. Vous voyez bien que la trappe d’éjection de l’arme renferme un système éléctrique pour des répliques d’airsoft.
    Merci !

  5. M. Godbout,

    Mm. « Beaudelaire » et « Lacave » ont raison. Ce n’est pas une image de militaires mais bien d’amateurs du sport appelé « airsoft ».

    Je ne porte pas le blâme sur vous, l’erreur vient vraisemblablement de votre fournisseur d’illustrations (« stock photos ») mais le fait reste; c’est erroné.

  6. Jacques N. Godbout

    Nous nous rendons à vos arguments. Merci!