RDC: deuxième attaque du M23 contre un hélicoptère de l’ONU, on ne croît plus à l’erreur

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Le Représentant spécial du Secrétaire général en en République Démocratique du Congo et chef de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO), Martin Kobler (Photo: Myriam Asmani/ONU)
Le Représentant spécial du Secrétaire général en en République Démocratique du Congo et chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO), Martin Kobler (Archives/ Myriam Asmani/ONU)

Le Chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), Martin Kobler, et l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour la Région des Grands Lacs, Mary Robinson, ont vivement condamné la nouvelle attaque contre un hélicoptère non armé de la MONUSCO, la deuxième en à peine une semaine.

«L’attaque la plus récente a eu lieu ce matin, lorsque l’hélicoptère a essuyé des tirs directs provenant des positions occupées par le mouvement rebelle du 23 mars (M23) dans la région de Kibumba, dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord Kivu », a indiqué la MONUSCO dans un communiqué.

Les rebelles congolais du Mouvement du 23 mars (M23) avaientdéjà tiré le 11 octobre sur un hélicoptère militaire de l’ONU qui survolait l’espace sous son contrôle dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le M23 avait alors expliqué ce tir par une erreur.

«Cet hélicoptère est passé à basse altitude dans le camp de Rumangabo [ndlr, une importante base militaire occupée par les rebelles] vers 16h00 […] alors que d’habitude il passe à une dizaine de kilomètres de là à vol d’oiseau», avait expliqué le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la rébellion.

«Quand j’ai interrogé les militaires (du M23), ils ont dit qu’ils pensaient que c’étaient des commandos des FARDC (armée gouvernementale) et de la MONUSCO qui voulaient lancer le combat, alors, ils ont tiré avec des mitrailleuses», avait alors dit le porte-parole du M23.

Mais, avec un deuxième incident le 18 octobre , alors que l’ONU et les forces congolaises tentent de stabiliser cette région du pays, la probabilité d’une deuxième erreur est bien mince et le chef de la MONUSCO a plutôt choisi de condamner l’attaque, estimant que rien ne devrait empêcher ou perturber l’issue positive des pourparlers de Kampala.

M. Kobler et Mme Robinson se trouvent actuellement à Kampala, avec les envoyés spéciaux de l’Union européenne, des États-Unis et de l’Union africaine, pour observer les pourparlers entre le Gouvernement congolais et le M23.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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