RDC: les combats se pouirsuivent entre l’armée et le M23

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Des soldats de l'armée régulière de RDC déployés près de Kibati, dans l'est du pays, le 4 septembre 2013 (Archives/Carl de Souza/AFP)
Des soldats de l’armée régulière de RDC déployés près de Kibati, dans l’est du pays, le 4 septembre 2013 (Archives/Carl de Souza/AFP)

Les combats entre l’armée congolaise et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) se poursuivaient ce samedi 26 octobre pour le deuxième jour consécutif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), près de la frontière rwandaise, rapporte l’AFP.

«Les combats ont repris à l’aube» à Kibumba, à environ 25 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda, a déclaré à l’agence française un officier supérieur de l’armée sous le couvert de l’anonymat.

L’officier de l’armée a également annoncé l’ouverture d’un nouveau front samedi dans la région de Mabenga, sur le front nord de la zone sous contrôle du M23, et à environ 80 km au nord de Goma, où l’armée s’est récemment renforcée.

L’ouverture de ce nouveau front a aussi été confirmée par le M23.

Dans la journée de vendredi, des éléments de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) s’étaient déployés derrière les Forces armées de la RDC (FARDC) et des hélicoptères de l’ONU avaient aussi survolé la zone rebelle, sans tirer.

L’officier de l’armée d de la RDC a expliqué que la Monusco a depuis musclé son appui aux forces loyalistes. Selon lui, elle apporte désormais un soutien «logistique», et ses hélicoptères un «appui feu».

Les combats entre l’armée et le M23, les plus violents depuis ceux de fin août, avaient repris vendredi à l’aube à Kanyamahoro, près de Kibumba.

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a appelé pour sa part «les deux parties à un maximum de retenue».

Le Mouvement du 23 Mars (M23) contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, deux pays que Kinshasa et l’ONU accusent régulièrement de soutenir la rébellion, ce que Kigali et Kampala démentent.

Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.

*Avec AFP

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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