Syrie: conditions «pas réunies» pour des négociations de paix, selon Assad

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Photo transmise par l'agence de presse syrienne Sana montrant le président Bachar al-Assad lors d'une interview à Damas, le 21 octobre 2013(SANA)
Photo transmise par l’agence de presse syrienne Sana montrant le président Bachar al-Assad lors d’une interview à Damas, le 21 octobre 2013(SANA)

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé que les conditions n’étaient pas encore réunies pour des négociations de paix avec l’opposition, malgré les efforts déployés sur le plan international pour la tenue d’une conférence de paix.

Dans une interview diffusée lundi soir par la chaîne libanaise Al-Mayadeen, M. Assad s’est par ailleurs dit prêt sur le plan personnel à se présenter à l’élection présidentielle de 2014.

Évoquant la conférence de Genève-2 voulue par la Russie et les Etats-Unis, pour tenter de trouver une solution au conflit en réunissant représentants du régime et de l’opposition, M. Assad a affirmé: «Aucune date n’a été fixée, et les conditions ne sont pas encore réunies si nous voulons qu’elle réussisse».

«Quelles sont les forces qui y prendront part ? Quel lien ont-elles avec le peuple syrien ? Ces forces représentent-elles le peuple syrien, ou représentent-elles les Etats qui les ont inventées?», s’est-il interrogé.

«Comment ces forces peuvent-elles représenter le peuple syrien si elles vivent à l’étranger ? Elles n’osent pas venir en Syrie», a-t-il poursuivi.

M. Assad n’a jamais reconnu le Coalition de l’opposition syrienne, qui réclame son départ, et l’accuse de travailler sous les ordres de pays occidentaux et de la région.

»La solution [au conflit syrien]doit être une solution syrienne», a-t-il martelé.

Il a qualifié au passage les Frères musulmans, une composante de l’opposition, de groupe terroriste.

«Concernant les Frères musulmans, ils deviennent de plus en plus terroristes […], il s’agit d’un groupe terroriste et opportuniste [..] qui utilise la religion pour des objectifs politiques», a-t-il déclaré.

Alors que l’émissaire de l’ONU et la Ligue arabe doit se rendre en Syrie dans le cadre de la tournée qu’il effectue actuellement dans la région pour discuter de Genève-2, qui était espérée pour fin novembre, M. Assad a demandé à l’émissaire Lakhdar Brahimi de ne pas dévier du cadre de la mission qui lui a été confiée.

«Nous lui demandons de respecter sa mission, de ne pas dévier du cadre de sa mission. Il a été chargé d’une mission de médiation, le médiateur doit être neutre», a-t-il dit.

«Il ne devrait pas faire des tâches qui lui ont été assignées par d’autres pays, mais se concentrer sur le processus de dialogue entre les parties en conflit sur le terrain», a-t-il souligné.

La dernière visite en Syrie du médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe, en 2012, avait été vivement critiquée par les autorités syriennes qui l’avaient accusé de biais flagrant.

Concernant l’élection présidentielle de 2014, M. Assad s’est dit prêt sur le plan personnel à se présenter.

Interrogé sur sa future candidature, il a affirmé: «Ma réponse dépend de deux facteurs: le premièr est le désir personnel, et le second est la volonté du peuple. Pour le premier point, celui me concernant personnellement, je ne vois pas pourquoi je ne me présenterais pas à la prochaine élection».

Cette déclaration est intervenue alors que quasi dans le même temps le secrétaire d’État américain John Kerry affirmait que si M. Assad était réélu en 2014, la guerre continuera en Syrie.

«S’il pense régler les problèmes en étant candidat à sa réélection, je peux lui dire ceci: je crois qu’il est certain que cette guerre n’en finira pas tant qu’il est là où il est», a déclaré M. Kerry lors d’une conférence de presse à Paris.


Concernant l’élection présidentielle de 2014, M. Assad s’est dit prêt sur le plan personnel à se présenter(Press TV)

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