Syrie: un jeune djihadiste belge très médiatisé de retour en Europe

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Dimitri Bontinck, le père du jeune djihadiste converti, Jejoen Bontinck, le 30 mai 2013 à Bruxelles (Archives/Nicolas Maeterlinck/AFP)
Dimitri Bontinck, le père du jeune djihadiste converti, Jejoen Bontinck, le 30 mai 2013 à Bruxelles (Archives/Nicolas Maeterlinck/AFP)

Jejoen Bontinck, un Belge de 18 ans parti se battre en Syrie au début de l’année et que son père avait tenté de rapatrier, est rentré en Europe, aux Pays-Bas, et s’apprête à rejoindre son pays.

Interrogé aux Pays-Bas par la télévision flamande VRT, il a assuré ne pas s’être battu aux côtés de rebelles en Syrie, mais avoir transporté des médicaments.

Il a ajouté qu’il se livrerait «lundi» à la justice belge et qu’il était «prêt à aller en prison» s’il le fallait.

Très médiatisé au printemps, le cas de ce jeune issu d’un milieu catholique et converti à l’islam radical avait révélé aux yeux du public belge l’existence de filières de recrutement de volontaires pour combattre le régime de Bachar al-Assad.

En février, le jeune Anversois avait dit à ses parents qu’il partait en vacances aux Pays-Bas, alors qu’il s’apprêtait en fait à se rendre en Syrie. Son père, Dimitri Bontinck, un ancien militaire, s’est rendu en Syrie à deux reprises pour rechercher son fils, en vain.

Depuis, et alors que plusieurs dizaines de jeunes Belges, comme des centaines d’autres Européens, ont rejoint les rangs des djihadistes syriens, où certains ont trouvé la mort, le sort du jeune homme restait mystérieux.

A la télévision et dans une interview au quotidien flamand Het Laatste Nieuws, il n’explique pas comment il est revenu en Europe. Mais il livre des raisons à son départ. «En tant que musulman, j’estimais de mon devoir d’aller aider mes frères en Syrie», a-t-il dit au quotidien.

Comme d’autres volontaires, il sera vraisemblablement interpellé à son retour en Belgique et interrogé par la justice, qui enquête sur les filières de volontaires.

Pour son père, Jejoen a été endoctriné par un groupuscule islamiste radical, Sharia4Belgium, dont le dirigeant, Fouad Belkacem, est actuellement emprisonné en Belgique. «Mais selon d’autres volontaires rentrés de Syrie, Jejoen a lui-même joué un rôle actif dans le recrutement de volontaires à Anvers», a expliqué vendredi le quotidien De Standaard.

«Mon engagement auprès de Sharia4Belgium n’a rien à voir avec cela. Lorsqu’on constate l’atrocité du régime de Bachar, on ne peut rester indifférent», a quant à lui soutenu Jejoen dans Het Laatste Nieuws.

De retour à Anvers, «je continuerai à vivre selon la sainte tradition du Prophète», a-t-il encore expliqué, quitte à être qualifié de «musulman radical».

Les activités du jeune homme en Syrie devraient beaucoup intéresser les enquêteurs belges. Des vidéos diffusées sur internet avaient montré des combattants à l’entraînement s’exprimant en néerlandais et en français avec des accents belges.

La Belgique a depuis lors procédé à des perquisitions dans les milieux islamistes et pris des mesures pour endiguer les départs.

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DiscussionUn commentaire

  1. Vivre selon la sainte tradition du supposé prophète,cela veut tout simplement dire ,égorger et massacrer tous les infidèles,c'est à dire tous ceux qui ne sont pas des fanatiques de leur faux Dieu et qui ne partagent pas leur point de vue, comme l'autre jour lors de l'attaque d'un centre commercial au Kenya et du massacre d'innocents,et dire qu'il se trouve encore des malades pour dire que c'est une religion de paix..des aveugles et des fous dangereux..