La nouvelle patronne de BAE Systems Canada parle de «souveraineté opérationnelle»

Le véhicule de combat CV-90M de BAE Systems (BAE Systems)
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Le véhicule de combat CV-90M de BAE Systems (BAE Systems)
Le véhicule de combat CV-90M de BAE Systems (BAE Systems)

À la veille du lancement de la course pour remporter le contrat de deux milliards $ pour le programme de «véhicule de combat rapproché» (CCV) de l’Armée canadienne, la nouvelle patronne de BAE Systems insiste pour dire que la «souveraienté opérationnelle» ne doit pas être négligée au profit des retombées économiques.

La politique canadienne sur les retombées industrielles et régionales RIR stipule que les activités commerciales au Canada doivent correspondre à 100 pour cent de la valeur du contrat, mais ne devrait pas faire perdre de vue les autres critères, explique Caroline Elliot.

Dans une entrevue publiée par BAE Systems sur son site Web, Caroline Elliot, la nouvelle directrice générale du Groupe de développement des entreprises au Canada, elle parle clairement de «souveraineté opérationnelle»

Caroline Elliot discute dans cette entrevue de l’approche de partenariat à long terme de l’entreprise et de son engagement envers le Canada, en disant qu’elle veut BAE Systems à être «une partie du mobilier industriel».

La nouvelle patronne de BAE Systems Canada explique que ce qui est important, ce sont non seulement les retombées économiques locales directes immédiates, «aussi vital que cela soit», mais aussi de s’assurer la souveraineté opérationnelle – la capacité d’une nation à être aussi proche que possible à l’autosuffisance en matière de défense.

«En aidant à acquérir des compétences et des capacités locales, non seulement nous renforçons la base industrielle du pays, mais nous donnons également la possibilité à l’industrie nationale de réaliser une grande partie du soutien à long terme et de l’amélioration d’un produit».

« BAE Systems pense à long terme et a travaille de cette façon pendant plus longtemps qu’aucun autre de nos concurrents- […] avec des activités importantes aux États-Unis, Royaume-Uni, l’Australie, la Suède, l’Afrique du Sud et d’autres pays à travers le monde.»

Caroline Elliot souligne aussi que le véhucule qu’elle propose [le CV-90M] «N’est pas un véhicule dans le développement, mais véhicule qui a un équilibre unique de capacités de combat éprouvées. Nous avons mis en œuvre avec succès notre CV90 pour six clients, y compris la Norvège, la Finlande, la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède»é

Une des plus récentes tâches récentes de la nouvelle directrice Elliott a d’ailleurs été d’organiser une rencontre des ses partenaires de l’industrie canadienne à Ottawa pour s’assurer d’avoir la meilleure offre pour le nouveau véhicule de combat rapproché».

BAE Systems ABB fait équipe avec, notamment, ABB et Saab en vue d’une soumission concurrentielle pour l’offre du ministère de la Défense nationale (MDN) d’une valeur de deux milliards de dollars concernant le programme de véhicules de combat rapproché (CCV).

Étaient présents à la rencontre du 12 novembre organisée par BAE Systems à Ottawa, outre ABB et Saab, DEW Engineering, Mil-Quip, Calian (SED Systems), Thales, Valco Manufacturing, Dumur et Soucy.

L’Armée canadienne a besoin de véhicules à taux de survie élevé de poids moyen pour de futures missions. La soumission comprend l’approvisionnement de 108 véhicules, ainsi que la possibilité d’acheter 30 véhicules supplémentaires.

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