Les Conservateurs brisent leur promesse faite aux soldats blessés

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Les conservateurs reviennent sur leur promesse faite aux militaires blessés en service commandé selon laquelle les ils pourraient servir aussi longtemps qu’ils le souhaitent dans les Forces armées canadiennes. Au lieu de cela, un certain nombre de nos anciens combattants en Afghanistan qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ont dernièrement dénoncé avoir été congédiés pour raisons médicales contre leur gré, comme le caporal Glen Kirkland de Brandon, au Manitoba, et le caporal David Hawkins de London, en Ontario.

Au mois de juin, le caporal Kirkland a courageusement témoigné devant les membres du Comité de la défense nationale de la Chambre des communes et appelé le gouvernement à respecter son obligation de prendre soin des soldats blessés et malades. Peu de temps après son témoignage, le caporal Kirkland a appris qu’il était congédié pour raisons médicales. En réponse à la fronde publique, Peter MacKay, alors ministre de la Défense, a promis au caporal Kirkland qu’il pourrait continuer de servir dans l’armée aussi longtemps qu’il le souhaiterait et qu’«aucun ancien combattant blessé au combat en Afghanistan ne serait congédié à la suite à ces blessures.»

Aujourd’hui pourtant, les conservateurs reviennent sur leurs paroles.

Au mois d’octobre, le caporal Hawkins, qui souffre également du SSPT, a été congédié alors qu’il lui restait moins d’un an de service pour avoir droit à sa pension. Le caporal Andrew Knisley a lui aussi fait savoir qu’il avait été congédié avant d’avoir droit à sa pension. Les porte-parole d’anciens combattants, comme Mike Blais, de l’association Canadian Veterans Advocacy, accusent les compressions budgétaires de la Défense nationale d’être à l’origine de ces congédiements.

Pendant ce temps, les conservateurs privent les centres de soutien des militaires des ressources nécessaires pour aider les membres des Forces canadiennes blessés physiquement et psychologiquement à reprendre le service actif ou à envisager progressivement la vie civile. L’ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes a déclaré dernièrement que les compressions budgétaires des conservateurs avaient laissé les unités interarmées de soutien du personnel en manque d’effectifs grave et que déjà les employés ne reçoivent pas la formation adéquate. Il porte le blâme de cette situation sur le gel des embauches pangouvernemental de «nombreux postes civils» pour expliquer les abolitions de postes dans ces unités.

Pour les soldats qui réintègrent effectivement la vie civile, les conservateurs ferment neuf des centres de services aux anciens combattants et congédient un quart de la main-d’œuvre du ministère. Les anciens combattants sont redirigés vers les centres de Service Canada où les employés n’ont pas été formés de manière à pouvoir les aider, plus particulièrement si ces anciens combattants souffrent du SSPT. Nos femmes et nos hommes en uniforme sont invités à composer le numéro sans frais du gouvernement ou à visiter les services fédéraux en ligne.

Alors que conservateurs ont sabré des programmes à la Défense nationale et aux Anciens Combattants, Stephen Harper, du même coup, a augmenté les dépenses de son propre cabinet de 7,4 pour cent au cours de l’année dernière seulement. Il a fait passer ses propres besoins d’autopromotion et de propagande avant les besoins de nos soldats et anciens combattants.

Il est inadmissible de sabrer, d’une main, le financement de programmes destinés aux militaires et aux anciens combattants blessés et de donner, de l’autre, plus d’argent pour le personnel conservateur. En plus de faire preuve de courage, nos femmes et nos hommes en uniforme ont fait de grands sacrifices pour servir ce pays. Ils méritent notre gratitude, notre respect et notre soutien, et non un congédiement.