Liban: le chef du Hezbollah promet encore de poursuivre le combat en Syrie

Capture d'images de la chaîne du Hezbollah Al-Manar montrant le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, lors d'un rassemblement de fidèles chiites pour l'Achoura, le 14 novembre 2013 à Beyrouth (AFP)
Temps de lecture estimé : 3 minutes
Capture d'images de la chaîne du Hezbollah Al-Manar montrant le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, lors d'un rassemblement de fidèles chiites pour l'Achoura, le 14 novembre 2013 à Beyrouth (AFP)
Capture d’images de la chaîne du Hezbollah Al-Manar montrant le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, lors d’un rassemblement de fidèles chiites pour l’Achoura, le 14 novembre 2013 à Beyrouth (AFP)

Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a affirmé ce jeudi 14 novembre que son parti armé poursuivrait son combat contre les rebelles aux côtés de l’armée de Bachar al-Assad.

«Nous avons dit à plusieurs occasions que la présence de nos combattants sur le sol syrien vise à défendre […] la Syrie qui soutient la résistance [contre Israël]. Tant que cette raison existe, notre présence là-bas est justifiée», a affirmé le dirigeant chiite, apparu en public près de Beyrouth. pour un deuxième jour consécutif devant des centaines de milliers de personnes réunies pour l’Achoura, la plus importante fête religieuse chiite,

«Ceux qui parlent de notre retrait de Syrie comme condition pour former un gouvernement au Liban [sans gouvernement depuis sept mois, ndl]), savent bien qu’il s’agit d’une condition irréalisable», a déclaré avec force Hassan Nasrallah ce jeudi.

«Nous ne négocions pas l’existence de la Syrie, celle du Liban […] pour une poignée de portefeuilles [ministériels]», a ajouté le chef chiiste, alors que le Liban est sans gouvernement en raison des divisions politiques entre le camp du Hezbollah chiite et celui de ses rivaux au sujet de la guerre en Syrie.

Le Hezbollah, seul parti libanais disposant d’une aussi puissante milice armée, affirme que sa lutte aux côtés du régime syrien vise à combattre des «extrémistes »»sunnites qui menacent selon lui les minorités religieuses comme les chiites et les chrétiens.

Le chef du Hezbollah s’exprimait jeudi devant des dizaines de milliers de chiites libanais descendus dans les rues à l’appel du parti pour commémorer, sous haute sécurité, l’Achoura.

Ces rares apparitions en personne de Hassan Nasrallah, bête noire d’Israël, interviennent alors que les fiefs du parti chiite ont été frappés durant l’été par deux attentats sanglants sans précédent.

L’Achoura commémore le martyre de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, tué au 7e siècle à Kerbala par les troupes du calife omeyyade, un meurtre à l’origine du plus important schisme dans le monde musulman, entre chiites et sunnites.

Hommes, femmes et enfants habillés en noir en signe de deuil ont défilé dans les rues de la banlieue surpeuplée, certains le front ceint d’un bandeau sur lequel est écrit le nom de Hussein.

L’armée libanaise, présente pour la première fois dans la banlieue sud après les attentats, y a déployé ses tanks.

Les fiefs du Hezbollah sont considérés comme des «États dans l’État» par les adversaire du mouvement chiite, qui a déployé en parallèle son propre service de sécurité pour l’Achoura.

*Avec AFP

À lire aussi:

Le Hezbollah répond à ses détracteurs et poursuit le combat >>

 

Extension du conflit syrien au Liban: au moins 18 morts dans un attentat à Beyrouth >>

 

Sécurité dans son fief à Beyrouth: le Hezbollah se résout à collaborer avec l’Armée libanaise >>