Réaction Royale 13: un scénario bien rodé pour un réalisme accru (PHOTOS/VIDÉO)

Mission accomplie après avoir fait détoné la bombe (Sgt Sébastien Frechette/AP 5GBMC)
Temps de lecture estimé : 3 minutes

Cinq ans après le dernier exercice du genre, RÉACTION ROYALE 13 a testé la capacité des Forces armées canadiennes à répondre à plusieurs crises et collaborer avec d’autres agences intergouvernementales.

Au cours de la semaine écoulée, près de 900 militaires de la 2e Division du Canada ont pris part à plusieurs scénarios à travers le Québec. De Québec à Sherbrooke, en passant par Montréal ou Bagotville, les différentes bases militaires se sont mis en alerte maximale pour les besoins de l’exercice.

Le major Sébastien Campagna, G5 opérations, c’est à dire le planificateur des opérations pour le Quartier général de la 2e Division du Canada, explique que la plupart des principaux acteurs de la 2e Division du Canada étaient présents à l’exercice, le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, le 34e Groupe-brigade du Canada, le 35e Groupe-brigade du Canada, le groupe de soutien de la division et le Quartier-général de la division. «RÉACTION ROYALE est une partie d’un plus grand ensemble: DETERMINED DRAGON. Et il y a 11 exercices internationaux tous reliés ensemble. On a la flotte américaine, NORAD, NORTHCOM, le FBI ainsi que toutes les Forces opérationnelles interarmées du Canada».

Trois aspects de l’exercice étaient fondamentaux comme nous l’a expliqué le major Campagna:

  • la continuation de l’expertise des Forces armées canadiennes en cas d’incidents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires
  • la protection de la force: ici, la protection des bases avec le déploiements de soldats et un renforcement des mesures de sécurité
  • la projection de la force, c’est à dire ici, l’envoi de troupes pour venir en aide aux autres agences gouvernementales

«L’exercice est novateur parce qu’on essaie un paquet de nouvelles choses, poursuit le major Campagna. Le QG de la 5e brigade n’a jamais pris le commandement dune opération domestique, alors on voulait voir comment qu’ils allaient faire ça.»

Afin d’être plus vrai que vrai, les planificateurs ont mis quelques obstacles, et notamment, une cohorte de jeunes journalistes, certains étant carrément hostiles.

Montréal

À Montréal, le scénario mis en place incluait une menace d’un groupe terroriste local sur des installations militaires. C’est ainsi que la Garnison Montréal a augmenté sa sécurité de manière sensible au cours de la semaine. Après plusieurs fausses alertes, dont l’arrestation d’un des journalistes couvrant l’opération, une bombe fut découverte!

Toujours jouant le jeu du scénario de l’exercice, les civils et les militaires de la base furent évacués et un quartier général temporaire monté dans un lieu tenu secret. À l’aide du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), la bombe fut rapidement analysée puis détruite à l’aide d’un robot pour minimiser les risques.

Omolola Fakinlede, une des «fausses» journalistes faisant parti du scénario, explique à 45eNord.ca que le but pour eux étaient de réaliser des reportages chaque jour dans les conditions du réel. Par exemple, lors de l’alerte à la bombe, Omolola précise qu’elle devait tenter de rentrer sur la base. Avec la sécurité l’empêchant de rentrer, c’est donc par ses propres moyens qu’elle a du tenter d’obtenir des informations. «Heureusement, on a eu une conférence de presse un peu plus tard, et c’est là que nous avons appris pour la bombe, que personne n’avait été blessé… et ils nous ont fourni des vidéos ».

À lire aussi:

L’exercice Réaction Royale mobilise 900 militaires de la 2e Division du Canada >>