Deux navires danois et norvégiens évacueront l’arsenal chimique syrien

Le vaisseau danois Absalon au port de Limassol, à Chypre le 14 décembre 2013 (Yiannis Kourtoglou/AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Le vaisseau danois Absalon au port de Limassol, à Chypre le 14 décembre 2013 (Yiannis Kourtoglou/AFP)
Le vaisseau danois Absalon au port de Limassol, à Chypre le 14 décembre 2013 (Yiannis Kourtoglou/AFP)

Deux vaisseaux danois et norvégien attendront au port de Limassol à Chypre le feu vert pour aller chercher les agents chimiques les plus dangereux de l’arsenal chimique syrien qui doivent avoir quitté le pays fin décembre, mais ignorent pour l’instant où et comment ils pourront livrer leur cargaison, rapporte l’AFP.

Les États-Unis ont accepté de se charger d’une partie de la destruction, qui sera menée dans les eaux internationales sur un navire de la marine américaine, le MV Cape Ray, mais les responsables nordiques ignoraient encore comment les conteneurs lui seraient livrés, dit l’agence.

Lorsque tout sera en place, les navires danois et norvégien partiront donc pour le port syrien de Lattaquié, où seront chargés des conteneurs remplis d’agents chimiques, qui selon la feuille de route de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) doivent quitter la Syrie avant le 31 décembre.

«Ma tâche pour l’instant, c’est de préparer les hommes pour transporter les agents chimiques du port de Lattaquié vers une destination, inconnue à l’heure actuelle», explique Torben Mikkelsen, à la tête de l’opération, cité par l’Agence France-Presse.

«Transporter des agents chimiques à cette échelle, c’est historique», assure pour sa part Per Rostad, à la tête du vaisseau norvégien, tout en se disant confiant: «Nous sommes bien entraînés et bien préparés».

Selon le plan prévu, les cargos doivent récupérer les agents chimiques les plus dangereux, dit de «priorité 1», et ceux de «priorité 2». Individuellement, les agents qui seront transportés ne sont pas des neurotoxiques, mais ces précurseurs, une fois mélangés, peuvent donner des gaz mortels comme le sarin ou le VX.

Vérifiés et scellés avant d’être chargés sur les cargos, les conteneurs ne seront ouvert qu’une fois transférés à l’équipe qui sera chargée de les rendre inoffensifs en les neutralisant par hydrolyse (en ajoutant de l’eau aux agents chimiques, à haute température).

Mais pour l’instant, on ne sait toujours pas comment les Danois et les Norvégiens vont livrer leur cargaison.

«Notre option favorite serait de faire le transfert dans un port», reconnaît Torben Mikkelsen, le chef de la mission. Toutefois, aucun pays ne s’est encore officiellement porté candidat pour servir de point de transit.

Le transfert pourrait aussi se faire en mer, d’un bateau à un autre, mais il serait alors plus dangereux.

Tant que l’incertitude ne sera pas levée, les vaisseaux resteront dans le port chypriote de Limassol. «Il est peu vraisemblable que nos gouvernements nous envoient chercher la cargaison sans savoir où nous allons après», conclut Torben Mikkelsen.