Hélicoptères CH-148 Cyclone: les discussions ont repris

Un Cyclone CH-148, à Shearwater (Archives/Sikorsky)

Un Cyclone CH-148, à Shearwater (Archives/Sikorsky)

Finalement, il semblerait bien que le gouvernement fédéral de Stephen Harper ait décidé de revenir sur sa décision de ne pas accorder le contrat d’achat d’hélicoptères CH-148 Cyclone au fabriquant Sikorsky.

Le programme d’achat évalué à 5,7 milliards $ a été lancé officiellement en novembre 2004 par le premier ministre d’alors, Paul Martin.

Le plan vise à acquérir 28 hélicoptères maritimes pour remplacer les CH-124 Sea Kings, qui ont désormais atteint l’âge vénérable de 50 ans.

Il y a cependant plusieurs années de retard dans l’acquisition de ces hélicoptères, le budget anticipé est dépassé et les appareils d’essais livrés à l’Aviation royale canadienne auraient de nombreux problèmes.

Plus tôt cet automne, le ministère des Travaux publics a fait savoir qu’il envisageait acheter un autre appareil, puisque le fabricant du Cyclone, Sikorsky, n’avait livré que quatre prototypes, tous rejetés par le ministère de la Défense, car «non conformes».

Lors d’une conférence téléphonique avec des investisseurs et des analystes, jeudi soir, Louis Chênevert, président d’United Technologies, (maison mère de Sikorsky), a confié que l’entreprise participait à «des discussions productives avec le gouvernement canadien» à propos du programme d’hélicoptères maritimes, et que ces discussions en étaient à une «étape avancée».

La ministre des Travaux publics, Diane Finley, a confirmé que le gouvernement fédéral «discute» avec Sikorsky pour voir s’il est possible de mettre un plan sur pied, mais n’a pas donné d’autres détails.

Au printemps dernier, la prédécesseure de Mme Finley, Rona Ambrose, avait exigé une analyse indépendante à savoir si Sikorsky pourrait respecter ses engagements. La ministre Finley a mentionné que ces recommandations guidaient les discussions.

Le rapport laissait entendre que le gouvernement disposait de 90 jours, à partir de la réception de l’analyse, pour sauver le programme, qui fut critiqué par le vérificateur général il y a quelques années, pour avoir été présenté comme un achat «prêt à l’emploi», plutôt que sous la forme d’un contrat de développement.

Plusieurs fonctionnaires du ministère des Travaux Publics ont fait le tour des concurrents de Sikorsky, en octobre, afin d’obtenir des informations détaillées, des prix et des dates de livraison probables si le gouvernement conservateur décidait d’annuler le contrat en cours.

AgustaWestland, avec son HM-1 Merlin, ainsi que NH Industries et son NH-90, ont tout les deux répondus. Sikorsky s’est également vu demandé des informations sur son autre hélicoptère maritime qui est actuellement en service dans la US Navy, le MH-60 Sea Hawk.

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