Le Brésil choisit le Gripen de Saab pour sa future flotte d’avions de chasse

Le Brésil aura donc 36 Gripen dans sa future flotte d'avions de combat (Stefan Maurer/Wikimedia Commons)
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Le Brésil aura donc 36 Gripen dans sa future flotte d'avions de combat (Stefan Maurer/Wikimedia Commons)
Le Brésil aura donc 36 Gripen dans sa future flotte d’avions de combat (Stefan Maurer/Wikimedia Commons)

Le ministre de la Défense du Brésil, Celso Amorim, a annoncé lors d’une conférence de presse que le gouvernement a finalement opté pour l’avion Gripen afin de remplacer sa flotte actuelle d’avions de chasse.

«Après avoir analysé les faits, la présidente Dilma Rousseff m’a chargé d’informer que le vainqueur est l’avion suédois Gripen NG», a expliqué le ministre.

Après plus de dix ans de discussions et de reports en raison de coupes budgétaires, ce sont 36 Gripen du constructeur suédois Saab que le Brésil prévoit acheter pour un coût de 5 milliards $, bien que les négociations sur le contrat vont commencer sous peu.

Selon le commandant de la Force aérienne, le lieutenant-brigadier Juniti Saito, le premier avion doit être reçu quatre ans après la signature du contrat. La Défense brésilienne s’attend à recevoir par la suite environ 12 avions par an, ce qui devrait nous amener en 2020.

La semaine dernière, le président français François Hollande avait soutenu la candidature du Rafale de Dassault à l’occasion d’une visite d’État au Brésil.

L’offre de Saab était cependant la plus abordable et comportait les meilleurs conditions de transferts de technologies aux partenaires industriels locaux, incitant ainsi la présidente Dilma Rousseff à le préférer à Dassault Aviation et à Boeing. Ce dernier aurait été écarté en raison des tensions liées à la surveillance des échanges téléphoniques par l’agence de sécurité nationale américaine (NSA).

L’avionneur brésilien Embraer sera le principal partenaire local du suédois.

Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Photo: Archives/Dassault Aviation)
Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Archives/Dassault Aviation)

C’est un nouvel échec pour le constructeur français Dassault qui espérait réussir à exporter son Rafale, qui ne s’est pour l’instant pas encore vendu à l’étranger.

Dassault espère encore convaincre l’Inde, avec qui il a engagé, en janvier 2012, des négociations exclusives en vue de remporter un contrat géant, estimé à 16 milliards $, pour 126 avions de combat. Mais, près de deux ans plus tard, aucun contrat ferme n’a été signé, alors que le PDG du constructeur français, Eric Trappier, espérait encore en février finaliser la vente en 2013.