Liban: un ex-ministre trouve la mort dans un attentat à Beyrouth

Un attentat à la voiture piégée a fait cinq morts et près de 70 blessés dans le centre-ville de Beyrouth, vendredi matin (AFP/STR)
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Un attentat à la voiture piégée a fait cinq morts et près de 70 blessés dans le centre-ville de Beyrouth, vendredi matin (AFP/STR)
Un attentat à la voiture piégée a fait cinq morts et près de 70 blessés dans le centre-ville de Beyrouth, vendredi matin (AFP/STR)

Le centre-ville de Beyrouth a été touché, vendredi matin, par un attentat à la voiture piégée. Cinq personnes ont trouvé la mort, parmi lesquelles Mohammad Chatah, l’un des principaux membres de la coalition hostile au régime syrien menée par Saad Hariri.
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Mise à jour au 28/12/2013 à 8h59

Un adolescent libanais a succombé samedi à ses blessures au lendemain de l’attentat à Beyrouth qui a coûté la vie à l’ex ministre Mohammed Chatah, hostile à Damas, portant le bilan à sept morts, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI).

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Cinq morts, 70 blessés et «plus de dix immeubles (…) dévastés». Tel est le bilan dressé par l’Agence nationale d’information (ANI), à l’issue de l’attentat à la voiture piégée survenu à Beyrouth, vendredi matin.

Parmi les victimes, Mohammed Chatah. Cet ex-ministre des Finances et ancien ambassadeur du Liban aux Etats-Unis se rendait au domicile de Saad Hariri, absent du pays. Une réunion de la coalition libanaise dite du «14-mars» devait s’y tenir à 9h30 (2h30, heure de Montréal). Cette coalition est connue pour être hostile au régime de Bachar al-Assad, soutenant ainsi l’opposition syrienne.

Le chef de la coalition, Saad Hariri, n’a pas tardé à réagir à cette attaque. Et il n’a pas hésité à pointer du doigt le Hezbollah chiite. «Pour nous, les accusés sont (…) les mêmes qui se dérobent à la justice internationale, ceux qui refusent de comparaître devant le tribunal international», a indiqué Saad Hariri dans un communiqué.

«Un nouveau message de terrorisme»

Il a ainsi fait référence au Tribunal spécial pour le Liban (TSL) en charge d’identifier et de juger les responsables de l’assassinat en 2005 de son père, le dirigeant Rafic Hariri. Ce procès concerne cinq membres du Hezbollah mais le parti chiite refuse de les remettre à la justice. Quatre d’entre eux doivent être jugés à partir du 16 janvier prochain à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, aux Pays-Bas.

«Ceux qui ont assassiné Mohammad Chatah sont ceux-là mêmes qui ont tué Rafic Hariri et ceux qui veulent assassiner le Liban, humilier et affaiblir l’État», a ajouté Saad Hariri. Selon lui, cet attentat constitue un «nouveau message de terrorisme».

«Les terroristes et les criminels ont recours aux voitures piégées et à tous les instruments de haine pour tuer les gens libres du Liban les uns après les autres», a-t-il conclu. Ce n’est pas la première fois qu’un attentat coûté la vie à des hommes politiques, journalistes ou autres responsables militaires, hostiles au régime syrien.


Liban : un ex-ministre tué dans un attentat à la voiture piégée – 27 décembre 2013 (Vidéo: Euronews)