Russie: un nouvel attentat à Volgograd fait au moins dix morts

Un nouvel attentat a frappé la ville de Volgograd, lundi 30 décembre (Stringer/AFP)
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Un nouvel attentat a frappé la ville de Volgograd, lundi 30 décembre (Stringer/AFP)
Un nouvel attentat a frappé la ville de Volgograd, lundi 30 décembre (Stringer/AFP)

Au lendemain d’un premier attentat kamikaze ayant touché une gare de Volgograd, la ville située dans le sud-ouest de la Russie a été la cible d’une nouvelle attaque, ce lundi. L’explosion survenue dans un trolley-bus a coûté la vie à dix personnes, selon le comité d’enquête russe.

Mise à jour du 30/12/2013 à 7h15

Selon le ministère de la Santé, au moins quatorze personnes ont trouvé la mort et 28 ont été blessées dans ce nouvel attentat. L’explosion a désintégré l’arrière d’un trolleybus qui se trouvait à un arrêt proche du centre ville de Volgograd. 

Selon les premiers éléments de l’enquête sur cet attentat, «l’engin explosif a été déclenché par un kamikaze de sexe masculin», a annoncé le comité d’enquête russe.

Le président Vladimir Poutine a ordonné aux forces anti-terroristes de renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire après cette nouvelle explosion.

Il est 8h23, ce lundi (23h23, heure de Montréal), quand Volgograd tremble à nouveau. Dans les rues de la ville, un trolley-bus explose. Selon les premières images diffusées à la télévision russe, le véhicule est complètement détruit.

Le comité d’enquête, chargé des principales investigations en Russie, fait état d’un bilan de 10 morts, selon «des données préliminaires». Un bilan venu confirmer celui donné par le ministère local des Situations d’urgences, comme précisé par porte-parole Irina Gogoleva à l’agence Interfax.

Dans la foulée, le porte-parole du comité d’enquête, Vladimir Markine, a annoncé aux agences russes l’ouverture d’une enquête pour «attentat terroriste» et «trafic d’armes», a indiqué le porte-parole de l’organisme, Vladimir Markine, aux agences russes.

Deux attentats en deux jours

Dimanche, un premier attentat a frappé une gare de Volgograd, faisant au moins 18 morts et une quarantaine de blessés, selon les autorités locales. Des responsables régionaux ont indiqué qu’une femme kamikaze s’est fait exploser près des détecteurs en métal placés à l’entrée de la gare principale de la ville, bondée de voyageurs.

Des images à la télévision publique russe ont montré des fenêtres soufflées aux deux premiers étages du bâtiment de brique gris et de nombreuses ambulances se trouvaient devant l’entrée principale de la gare, au milieu de débris et de la neige.

Le porte-parole du comité d’enquête, Vladimir Markine, a précisé que le système de barrière installé à la gare a empêché la terroriste d’avoir accès à la salle d’attente et, par conséquent, permis de sauver plusieurs vies. Il a également ajouté que la puissance de l’engin explosif était d’au moins 10 kg d’équivalent TNT.

Les JO d’hiver dans le collimateur

Ces deux attaques rapprochées ravivent la crainte concernant l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver du côté de Sotchi. La station balnéaire doit en effet accueillir l’un des principaux événements sportifs au Monde à partir du 7 février prochain.

Mais sa proximité géographique avec les violences qui secouent les régions caucasiennes du Daguestan et de la Tchétchénie inquiète au plus haut point.

Depuis 1999, la Russie a été frappée par une série d’attentats sanglants, plusieurs d’entre eux ayant été commis par des femmes kamikazes, surnommées les «veuves noires» et armes privilégiées de la rébellion islamiste, qui cherche à instaurer un État islamiste dans le Caucase du nord.

En juillet dernier, le chef de la rébellion, Dokou Oumarov, l’ennemi public numéro un en Russie, avait appelé à des attaques contre les Jeux Olympiques d’Hiver de Sotchi, pour empêcher «par tous les moyens» la tenue de l’évènement.


Attentat meurtrier à Volgograd – 29 décembre 2013 (Vidéo: Euronews)