Syrie: un photographe de 18 ans travaillant pour Reuters tué lors de combats à Alep

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Molhem Barakat, photographe syrien indépendant, est mort lors d'une bataille à Alep
Molhem Barakat, photographe syrien indépendant, est mort lors d’une bataille à Alep

Un photographe syrien indépendant travaillant pour plusieurs médias internationaux, dont l’agence Reuters, a été tué alors qu’il effectuait un reportage sur les combats à Alep.

Molhem Barakat, 18 ans, est mort vendredi alors qu’il prenait des photos d’une bataille autour de hôpital stratégique d’al-Kindi à Alep entre les rebelles et les forces loyales au président Bachar al-Assad.

Une vingtaine de soldats et six rebelles ont été tués au cours des affrontements, a affirmé à l’AFP l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Depuis le mois de mai, le jeune homme avait envoyé à Reuters de très nombreuses photos qui avaient été publiées par les journaux de plusieurs pays.

Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs militants avaient rapporté la mort du jeune photographe, diffusant des portraits de lui et des photos de son appareil maculé de sang, largement partagés sur les réseaux sociaux.

«Il était très jeune, il avait commencé par prendre des photos de manifestations avec son téléphone portable» au début de la révolte contre Bachar al-Assad [en 2011] qui s’est transformée en guerre civile», a expliqué Mohammed al-Khatib, un citoyen-journaliste basé à Alep et ami de Molhem Barakat.

Des combattants du Front al-Nosra et du Front islamique ont pris vendredi l’hôpital al-Kindi, un imposant bâtiment surplombant le nord d’Alep et transformé en base militaire, en dépit des raids aériens meurtriers menés par l’armée sur la ville et ses environs ces derniers jours.

Selon Human Rights Watch (HWR), ces frappes ont fait 232 morts civils entre le 15 et le 18 décembre. La France a dénoncé vendredi des «crimes de guerre».

La guerre civile en Syrie a fait plus de 126.000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.