Essai de missile: Washington exprime ses inquiétudes auprès de Moscou

Un missile de croisière Minuteman III américain lancé de la base Vandenberg, en Californie (Archives/US Air Force)
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Un missile de croisière Minuteman III américain lancé de la base Vandenberg, en Californie (Archives/US Air Force)
Un missile de croisière Minuteman III américain lancé de la base Vandenberg, en Californie (Archives/US Air Force)

Les États-Unis ont exprimé auprès de la Russie leurs inquiétudes à propos d’un test de missile de croisière par Moscou qui pourrait violer un traité bilatéral de 1987, a indiqué jeudi le département d’État.

Washington a souligné auprès de Moscou «la possibilité […] d’une violation» de ce traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Traité FNI), signé le 8 décembre 1987 par les États-Unis et l’URSS, a déclaré la porte-parole du ministère Jennifer Psaki, après des informations faisant état d’un essai de missile de croisière russe.

Mme Psaki était interrogée sur un article du New York Times jeudi affirmant sur la foi de sources officielles américaines que Moscou avait commencé à tester un nouveau missile dès 2008. Une haute fonctionnaire du département d’État chargée du dossier du désarmement s’en est plusieurs fois émue après de Moscou depuis le mois de mai, selon le quotidien.

La porte-parole de la diplomatie américaine a confirmé l’ensemble des détails de l’article du journal, ajoutant «prendre très au sérieux les questions de respect des traités sur les contrôles des armes, y compris pour le Traité FNI».

Ce Traité, entré en vigueur le 1er juin 1988 entre les États-Unis et l’URSS (avant de devenir un traité multilatéral à l’éclatement de l’Union soviétique), «oblige les deux États parties à détruire, trois ans au plus tard après l’entrée en vigueur du Traité, tous leurs missiles balistiques et de croisière lancés à partir du sol ayant une portée comprise entre 500 et 1.000 kilomètres et ceux dont la portée est comprise entre 1.000 et 5.500 kilomètres», selon l’ONU.

Mme Psaki a expliqué que Moscou et Washington étaient en consultations depuis plusieurs mois et qu’il y avait côté américain «un réexamen pour déterminer s’il y avait eu violation» du Traité FNI.

À Bruxelles, un responsable de l’Otan a estimé qu’il s’agissait d’une «question grave» et que le Traité FNI était «une composante fondamentale de la sécurité euro-atlantique».