Valcartier: un aumônier militaire retrouvé mort chez lui

Au pays ou en mission à l'étranger, on se souvient (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Lors d'un dernier rassemblement en sol afghan pour le Jour du Souvenir, auquel présidait le lieutenant-général Stuart Beare, venu d'Ottawa, on a commémoré le sacrifice des 158 soldats qui ont perdu la vie en Afghanistan ainsi que des milliers d'autres Canadiens qui sont morts sur les champs de bataille éloignés (Combat Camera)
Jour du Souvenir en Afghanistan, en 2013. Pour ne pas oublier ceux qui ne sont plus la. (Archives/Combat Camera)

Le capitaine Philippe Boudreau, aumônier attaché au Groupe de soutien de la 2e Division, a été trouvé mort chez lui mardi matin vers 8h30, dans un des logements familiaux situés sur la base de Valcartier par le 5e Peloton de la Police militaire de Valcartier.
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Mise à jour au 29/10/2014

L’enquête a bel et bien confirmé que la mort du capitaine Boudreau n’était pas un suicide mais une mort naturelle suite à l’éclatement d’un ulcère. Comme son décès était survenu au moment d’une vague de suicides présumés chez les militaires, tout a été vérifié mais, même si certains on pu croire qu’il aurait pu s’enlever la vie, il n’en est rien et la mort du Capitaine Boudreau est bel et bien une mort naturelle.

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Le padre Philippe Boudreau en 2013, en Afghanistan. (Archives/Caporal-chef James Nightingale/Technicien en imagerie/Forces canadiennes)
Le padre Philippe Boudreau en 2013, en Afghanistan. (Archives/Caporal-chef James Nightingale/Technicien en imagerie/Forces canadiennes)

L’enquête a été confié, comme c’est le cas pour la mort de tout militaire, au Service National d’Enquête de la Police militaire, sous la supervision, dans ce cas-ci du Bureau du Coroner qui est sous l’autorité, lui, du ministère québécois de la Sécurité de la Sécurité publique.

Le padre de 49 ans avait neuf ans de service au sein des Forces armées canadiennes. Il a effectué deux déploiements en Afghanistan dont le dernier en 2012-2013, à Kaboul.

C’est le Bureau du Coroner qui a précisé que la mort serait probablement de cause naturelle, mais l’enquête se poursuit et les conclusions définitives et officielles ne seront pas connues avant plusieurs mois.

Depuis près de deux mois, une vague sans précédent de suicides ou présumés suicides déferle dans les rangs des militaires canadiens.

La semaine dernière, un ancien commandant du 430e Escadron tactique d’hélicoptères à Valcartier, le lieutenant-colonel Stéphane Beauchemin, a été retrouvé sans vie, à Limoges, à l’est d’Ottawa.

Le 2 décembre dernier, à Valcartier, le caporal-chef Sylvain «Peanut» Lelièvre avait été retrouvé sans vie dans le sous-sol de sa maison dans les logements familiaux situé à proximité de la base.

Avec le retour de nos soldats d’Afghanistan et le nombre d’entre eux devant gérer les effets du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) en nette augmentation, les cas de SSPT, mais pas nécessairement les suicides, risquent de se multiplier, admettait le colonel Rakesh Jetly, conseiller en santé mentale auprès de la Direction de la Santé mentale du ministère de la Défense.

Jusqu’ici, l’armée a toujours affirmé que les déploiements sur le terrain, comme en Afghanistan, ne sont pas un facteur de risque dans les suicides commis et que le taux de suicide dans l’armée demeurait stable.

Rappelons qu’à défaut de contacter un des programmes d’aides des Forces armées canadiennes, il est bon de rappeler qu’il existe des aides dans le civil, comme la ligne 1 866 277 3553 de l’Association québécoise de prévention du suicide.