Corées: un patrouilleur nord-coréen viole la frontière maritime avec le Sud

Des soldats sud-coréens surveillent le fleuve Imjin, dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées, le 6 septembre 2009 ( Archuves/Kim Jae-Hwan/AFP)
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Des soldats sud-coréens surveillent le fleuve Imjin, dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées, le 6 septembre 2009 ( Archuves/Kim Jae-Hwan/AFP)
Des soldats sud-coréens surveillent le fleuve Imjin, dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées, le 6 septembre 2009 ( Archuves/Kim Jae-Hwan/AFP)

Un patrouilleur nord-coréen a franchi à trois reprises la frontière maritime avec la Corée du Sud, dans la nuit de lundi à mardi. Une incursion qui vient raviver les tensions au sein de la péninsule alors que les manœuvres militaires conjointes entre Washington et Séoul ont débuté depuis quelques jours.

En Corée, le calme est fragile et la tempête jamais très loin. Dans la nuit de lundi à mardi, un patrouilleur nord-coréen a jeté le trouble dans l’équilibre relatif de la péninsule.

Jamais un navire militaire de Pyongyang n’avait mené pareille manœuvre depuis le 16 août dernier. A trois reprises, le patrouilleur a franchi la fameuse Ligne de limite Nord (NLL) en mer Jaune.

«Hier soir, à partir de 10h56, à 13 milles marins (23,4 km) au nord de l’île de Yeonpyeong, un patrouilleur nord-coréen a violé trois fois la NLL. À la suite d’un avertissement de nos armées, le patrouilleur est remonté au Nord vers 2h25», a déclaré le porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense, Kim Min-seok.

Le patrouilleur nord-coréen avait pourtant été prévenu deux heures plus tôt, au moment du dernier franchissement de la frontière maritime. La marine sud-coréenne a alors mis en garde le patrouilleur ennemi, en lui annonçant que «si vous ne remontez pas au Nord, nous prendrons des mesures fortes et vous aurez l’entière responsabilité».

Selon le porte-parole du ministère de la Défense, «cette violation entrait dans le cadre d’exercices ou d’un contrôle de l’armée nord-coréenne. Nous cherchons à savoir si cette violation a été volontaire».

«Le mouvement du patrouilleur nord-coréen était volontaire»

Il a également ajouté que «d’après une analyse tactique et opérationnelle, le mouvement du patrouilleur nord-coréen était volontaire afin de tester la réaction de nos armées avec le prétexte d’exercices ou de contrôle interne».

Ces incursions répétées violeraient ainsi la «proposition importante» d’arrêt des actions d’hostilité, formulée par les autorités militaires sud-coréennes.

Dans le même temps, Washington et Séoul ont démarré leurs exercices annuels conjoints, Key Resolve et Foal Eagle. Ces derniers doivent durer jusqu’au 18 avril.

Et si elles ont une importance moindre que lors des années précédentes, ces manœuvres entraînent à chaque fois un regain de tensions dans la péninsule. Pyongyang considère en effet que ces entraînements sont une préparation pour envahir le Nord.