RDC: l’ONU va déployer des renforts au Katanga

Des membres des forces spéciales tanzaniennes de la Brigade d'intervention de la MONUSCO, déployées dans le Nord-Kivu (Sylvain Liechti/MONUSCO)
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Des membres des forces spéciales tanzaniennes de la Brigade d'intervention de la MONUSCO, déployées dans le Nord-Kivu (Sylvain Liechti/MONUSCO)
La brigade d’intervention de la MONUSCO, déployée dans le Nord-Kivu (Archives/Sylvain Liechti/MONUSCO)

Selon le chef de la MONUSCO (Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo), l’ONU a décidé d’envoyer prochainement des renforts au Katanga, province située au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

La MONUSCO qui compte présentement plus de 20 000 hommes entend augmenter les quelques 400 Casques bleus déployés au Katanga.

En RDC, la province est le théâtre d’une insécurité qui perdure. Les violences se sont accentuées depuis septembre 2011, date de l’évasion de la prison de Lubumbashi du chef Maï-Maï, Gédéon Mutanga.

Les miliciens de Gédéon Mutanga affrontent actuellement l’armée régulière, notamment au nord du Katanga (la zone Manono-Mitwaba-Pweto) surnommé «le triangle de la mort» pour les atrocités qui s’y déroulent. Les différentes sources font état de nombreux morts, des violences sexuelles devenues de véritables armes de guerre, des pillages et des habitations réduites en cendres.

D’une part, cette recrudescence des violences serait notamment le fait de miliciens Maï-Maï revendiquant une meilleure répartition des richesses entre le nord et le sud du Katanga. Et d’autre part, de miliciens Bakata Katanga qui souhaitent l’indépendance de la province.

Rappelons que la province du Katanga est la plus riche du pays. Elle renferme en effet de très riches gisements : diamant, uranium, fer, cuivre, radium, cobalt. L’extraction minière est essentiellement développée dans la partie sud de la province.

Par ailleurs, les affrontements auraient provoqué une grave crise humanitaire. À la fin du mois janvier 2014, le CICR fait état d’une «situation humanitaire précaire». «La détérioration de la situation sécuritaire et l’arrivée de la saison des pluies compliquent l’action du CICR dans le centre –nord du Katanga», poursuit l’organisation internationale.

Le conflit  ne cesserait d’accroître le nombre de déplacés. 51 000 en 2011, ils seraient aujourd’hui 402 000 selon l’ONU.