Développement international: la priorité absolue du Canada est l’élimination de la pauvreté

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Depuis juillet, lorsque j’ai été nommé ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, je me suis rendu dans presque toutes les régions du monde où le Canada est engagé dans un programme de développement. J’ai parlé avec des chefs d’État des Caraïbes et de l’Afrique. J’ai discuté avec des ministres des affaires étrangères, des ministres des finances et des ministres du développement et de la coopération. J’ai également discuté avec des enseignants, des médecins, des infirmières, et des travailleurs humanitaires canadiens, étrangers et multinationaux.

J’entends toujours les mêmes observations : tous sont reconnaissants du rôle que joue le Canada sur la scène internationale. En tant que ministre du Développement international, ma priorité absolue demeure l’élimination de la pauvreté. Le Canada continuera de travailler partout dans le monde pour prévenir le décès de mères, d’enfants et de nouveau-nés, instaurer des démocraties solides et autonomiser les enfants et les jeunes. Nous continuerons de fournir des résultats concrets et responsables à ceux qui en ont le plus besoin.

L’une des meilleures façons d’y parvenir est de travailler de concert avec les pays en développement, sans toutefois leur imposer nos façons de faire. Le message est clair : ces pays ne veulent pas de charité, ils veulent des investissements; ils ne veulent pas d’aide, ils veulent du commerce. Faire participer le secteur privé canadien, en tirant profit de ses connaissances, de son expertise et de sa volonté d’innover, est la meilleure façon de lutter contre la pauvreté dans le monde. La croissance économique durable gérée par le secteur privé et la réduction de la pauvreté sont deux côtés de la même médaille. Les Africains et les Sud-Américains ne sont pas différents de nous. Ils veulent des emplois stables, et des moyens de subvenir aux besoins de leur famille et d’améliorer leur avenir.

C’est pour cette raison que nous aidons les pays à renforcer leurs capacités; nous favorisons la formation axée sur les compétences pour l’emploi, et nous apportons l’expertise pour élaborer les politiques de responsabilité sociale des entreprises ainsi que des programmes de réforme de la gestion des finances publiques, en vue d’accroître la responsabilisation et la transparence. Nous appuyons les pays dans le but de les aider à passer de partenaires du développement à des partenaires commerciaux autonomes et prospères en mesure de subvenir aux besoins de leurs citoyens.

Cependant, ces programmes de développement ne remplaceront jamais notre travail humanitaire. Le Canada est régulièrement l’un des premiers pays à offrir son aide en cas de crise ou de catastrophe naturelle. Cela s’applique autant au gouvernement qu’aux Canadiens. Il suffit de se rappeler le tremblement de terre de 2010 en Haïti ou les tsunamis de 2008 et 2013 en Asie pour voir à quel point les Canadiens sont généreux et compatissants. Le Canada se classe parmi les plus importants bailleurs de fonds en Syrie, en République centrafricaine et au Philippines.

Je suis très fier des travaux réalisés par le Canada, à la fois en matière de développement et d’aide humanitaire. Je continuerai d’écouter les points de vue des pays que nous essayons d’aider, je continuerai de travailler avec eux pour aider leurs citoyens à se sortir de la pauvreté, et je m’assurerai que le Canada continue de jouer un rôle de chef de file en matière de développement international et d’aide humanitaire.