«Faire moins avec moins»: nouvelle étude de l’institut de la CAD

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Le Quartier général de la Défense nationale du Canada, à Ottawa (Archives/Gaëtan Barralon/45eNord.ca)
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Le Quartier général de la Défense nationale du Canada, à Ottawa (Archives/Gaëtan Barralon/45eNord.ca)
Le Quartier général de la Défense nationale du Canada, à Ottawa (Archives/Gaëtan Barralon/45eNord.ca)

L’Institut de la Conférence des Associations de la Défense (CAD) a publié récemment un rapport sur les récentes transformations internes à la Défense nationale.

«Faire moins avec moins: transformation et renouveau à la Défense canadienne», est le tout dernier de sa série d’études des Cahiers Vimy de l’institut sur des questions vitales de défense et de sécurité.

Le rapport, rédigé par David Perry, analyste senior en Défense, trouve qu’on a fait peu de progrès en termes d’augmentation de l’efficacité et de l’efficience dans la gestion de la Défense nationale.

L’étude commence par un examen du contexte économique et fiscal plus large qui a mené à la fâcheuse situation budgétaire actuelle qui, à partir des mesures d’austérité des gouvernements Mulroney et Chrétien, nous a conduit à la «décennie de noirceur» pour se poursuivre jusqu’aux promesses du gouvernement Harper d’atteindre un équilibre fiscal d’ici 2014-2015. L’impact du Plan d’action économique du Canada, les gels de budgets de fonctionnement de 2010 et 2014, l’Examen stratégique de 2010 et le Programme d’action pour la réduction du déficit ont réduit l’état de préparation militaire et ont eu pour résultat l’élimination de certaines capacités de l’armée et une réduction de la participation du Canada à l’OTAN.

Sur la base de l’expérience historique, le rapport conclut que l’initiative de Renouvellement de la Défense annoncée l’an passé est dépourvue de plusieurs conditions nécessaires à la réussite de sa mise en œuvre.

«La transformation de la Défense exige un effort soutenu et concerté à travers toutes les branches de l’establishment canadien de la défense, ainsi qu’une coopération et une collaboration entre les bras militaire, civil et politique du gouvernement», a déclaré le général (ret) Ray Henault, président de l’Institut de la CAD, ancien chef de l’état-major de la Défense et ancien président du comité militaire de l’OTAN. «Ceci étant dit, la fondation sur laquelle repose une réforme de la défense réussie est une stratégie de défense abordable. De plus, à ceux qui ont la difficile tâche de mettre de l’avant des propositions sur le fond pour un changement réel, on doit donner de l’espace de manœuvre et imposer le moins de contraintes possibles.»

Dans son discours du trône 2013, le gouverneur général déclarait que le gouvernement allait réfléchir à mettre à jour sa Stratégie de défense: Le Canada d’abord, tandis que les différents budgets présentés par le ministre des Finances Jim Flaherty, coupaient dans la Défense.

Une nouvelle Stratégie de défense Le Canada d’abord doit mettre en priorité les capacités nécessaires pour répondre aux demandes du gouvernement du Canada. Le rapport indique que des décisions éclairées seront nécessaires pour réaliser un rééquilibre entre les dépenses affectées au personnel, à l’équipement, à l’infrastructure et à l’état de préparation et, peut-​être, entre les forces terrestres, aérospatiales, maritimes et consacrées aux opérations spéciales du Canada.