Le gouvernement fédéral annonce sa nouvelle politique spatiale

Le gouvernement canadien annonce le plan du Canada pour assurer «notre avenir dans l'espace».
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L'astronaute canadien David Saint-Jacques explique à des élèves la nature d'une des pièces exposées, sous les regards attentifs du ministre de l'Industrie James Moore et de l'astronaute Jeremy Hansen, au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada à Ottawa, le vendredi 7 février 2014. (Agence spatiale canadienne)
L’astronaute canadien David Saint-Jacques explique à des élèves la nature d’une des pièces exposées, sous les regards attentifs du ministre de l’Industrie James Moore et de l’astronaute Jeremy Hansen, au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada à Ottawa, le vendredi 7 février 2014. (Agence spatiale canadienne)

Le ministre fédéral de l’Industrie, James Moore, a dévoilé, vendredi, le nouveau cadre pour l’avenir des activités du Canada dans l’espace, qui met l’accent sur la souveraineté et la sécurité.

Les astronautes canadiens David Saint-Jacques et Jeremy Hansen, de même que le président de l’Agence spatiale canadienne, Walter Natynczyk, étaient aussi présents à la conférence de presse, vendredi.

Il n’a toutefois pas précisé combien d’argent le gouvernement avait l’intention de consacrer au programme spatial.

Ce cadre doit servir à orienter les activités stratégiques et l’avenir du Canada dans l’espace, et «assurer le maintien d’une industrie spatiale robuste et compétitive» sur le plan commercial, qui sera une «source d’inspiration durable pour les Canadiens».

En conférence de presse au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa, M. Moore a déclaré devant les représentants de l’industrie spatiale et un groupe d’étudiants que le cadre comptait cinq points importants.

  1. Le Canada d’abord: La souveraineté, la sécurité et la prospérité nationales seront les principaux moteurs des activités du Canada dans l’espace.
  2. Une économie vigoureuse grâce au secteur spatial: Appuyer l’industrie spatiale du Canada pour qu’elle puisse mettre sur le marché des technologies de pointe qui favorisent l’emploi et la croissance.
  3. Collaboration à l’échelle internationale: Travailler en partenariat avec d’autres pays sur de grands projets spatiaux, comme le Canada continue à le faire à l’égard de l’ISS, par exemple.
  4. Promotion des innovations canadiennes: Investir dans les compétences canadiennes solidement établies, par exemple les composantes robotiques du Canadarm2 et les éléments d’optique nécessaires à la construction du télescope spatial James Webb.
  5. Une source d’inspiration pour les Canadiens: S’appuyer sur nos réussites afin d’inspirer les jeunes Canadiennes et Canadiens à poursuivre une carrière dans le domaine spatial et les secteurs connexes.

Concernant le télescope spatial James-Webb, James Moore a annoncé qu’Ottawa investira 17 millions $ dans ce projet.

«Les images du télescope seront utilisées par des milliers d’astronomes à travers le monde au cours des prochaines décennies, et les aideront notamment à déterminer s’il existe d’autres planètes capables d’accueillir la vie», a-t-il expliqué.

L’industrie spatiale canadienne emploie 8.000 personnes et génère des revenus d’environ 3,5 milliards $ par année.

Dans un communiqué, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a reproché aux conservateurs de vouloir se faire les grands champions du programme spatial canadien, après y avoir pratiquement mis fin en raison des compressions budgétaires.

«Les conservateurs compromettent des emplois de qualité dans un secteur très innovateur, et leur nouvelle politique n’y changera rien, a indiqué le porte-parole du NPD en matière d’industrie, Chris Charlton. En raison de l’inaptitude conservatrice, des projets importants comme la mission Constellation Radarsat accusent d’importants retards, dépassent les budgets prévus et des emplois sont perdus», a poursuivi le porte-parole.