Pakistan: attentat à la grenade contre un cinéma porno, au moins 11 morts et 17 blessés

Le cinéma pornographique de Peshawar après l'attentat du 11 février 2014 au Pakistan (A Majeed/AFP)
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Le cinéma pornographique de Peshawar après l'attentat du 11 février 2014 au Pakistan (A Majeed/AFP)
Le cinéma pornographique de Peshawar après l’attentat du 11 février 2014 au Pakistan (A Majeed/AFP)

Un attentat à la grenade dans un cinéma pornographique a fait au moins onze morts et 17 blessés ce mardi 11 février dans le nord-ouest du Pakistan, malgré le début la semaine dernière de pourparlers de paix entre le gouvernement et les rebelles visant à mettre fin à sept années d’attentats et de violences.

L’attaque, non revendiquée en fin d’après-midi, à eu lieu à Peshawar, la principale ville de cette région très infiltrée par les rebelles, où un autre cinéma avait été attaqué de la même manière il y a dix jours, faisant alors quatre morts et 31 blessées.

Aujourd’hui, trois grenades ont explosé à l’intérieur du cinéma Shama au milieu des quelque 80 personnes qui assistaient à la séance de l’après-midi.

La salle de 200 places environ était jonchée de restes humains, de chaussures ensanglantées et de préservatifs, rapporte encore l’AFP.

Depuis le début en 2007 de l’insurrection des rebelles du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), un regroupement de factions islamistes qui militent pour l’imposition de la charia, la loi islamique, armées à l’origine de centaines d’attentats meurtriers depuis militent pour l’imposition de la loi islamique [charia, des centaines de magasins de CD et DVD, accusés de colporter des valeurs dépravées contraires aux principes de l’islam ainsi que des cinémas ont été la cible d,attentats, particulièrement dans le Nord-Ouest du pays.

Les pourparlers entre le gouvernement pakistanais et les talibans locaux du TTP visant à mettre fin à sept années d’une insurrection islamiste armée ont débuté jeudi 6 février à Islamabad

Les négociateurs des deux camps avaient appelé l’armée et les talibans, qui n’ont pas signé de cessez-le-feu, à faire preuve de retenue afin de ne pas compromettre ces discussions, mais des attentats, dont le commandement central des talibans s’était dissocié, se sont poursuivis.

Une faction rebelle avait revendiqué un attentat suicide ayant fait huit morts à Peshawar, grand carrefour aux portes de l’Afghanistan, ce qui suggère des dissensions profondes au sein de la rébellion islamiste à propos de la nouvelle initiative de paix.

Encore une fois, le TTP, a nié toute implication dans le récent attentat, ce mardi, contre le cinéma porno de Peshawar.