Crise ukrainienne: des Awacs de l’Otan pour rassurer la Pologne et la Roumanie

Un avion AWACS de l'OTAN (Wiki Commons)
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Un avion AWACS de l'OTAN (Wiki Commons)
Un avion AWACS de l’OTAN (Wiki Commons)

Tentant sans doute plus de rassurer ses membres que de menacer la Russie, l’OTAN a annoncé ce lundi 10 mars l’envoi d’avions-radars Awacs pour effectuer des missions de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de «la surveillance» de la crise en Ukraine.

Ces vols «vont renforcer la capacité de surveillance de la situation» et «prendront place uniquement au-dessus du territoire» de pays appartenant à l’Alliance atlantique, a-t-il précisé, a indiqué un responsable de l’OTAN.

De technologie américaine, les AWACS (de l’anglais «Airborne Warning and Control System») permettent de surveiller un espace aérien avec une portée accrue par rapport à un radar au sol.

Les AWACS mobilisés par l’OTAN vont effectuer leur mission depuis leurs bases de Geilenkirchen, en Allemagne, et de Waddington, au Royaume Uni, précise aussi l’OTAN.

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, avait déclaré que la crise ukrainienne présentaient «de sérieuses implications pour la sécurité et la stabilité de la zone euro-atlantique» et accusé la Russie de «violer la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de violer ses engagements internationaux» en déployant des troupes en Crimée.

Leur déploiement annoncé aujourd’hui Leur déploiement fait suite à la décision prise la semaine dernière par les ambassadeurs de renforcer la surveillance des pays membres voisins de l’Ukraine.

Pour leur part, les États-Unis, pays le plus puissant de l’OTAN, ont décidé d’intensifier les entraînements aériens conjoints avec la Pologne et d’augmenter leur participation à la protection de l’espace aérien des pays baltes.

Robert Gates, ancien Secrétaire à la Défense républicain qui a aussi servi sous l’administration Obama, avait déclaré dimanche à la télévision américaine «La Crimée est partie!», «Crimea is gone!» et estimé que les sanctions n’auront pas le moindre effet dissuasif sur Poutine, mais il avait applaudi «l’envoi d’avions de combat supplémentaires pour les patrouilles aériennes dans les États baltes, soit la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie».

«Nous devrions explorer plus de mesures militaires avec la Pologne», avait dit Gates.

Pendant que l’OTAN contribue à rassurer l’opinion chez les pays membres voisins de l’Ukraine, ébranlés par les événements, sur le terrain en Crimée les forces russes consolident chaque jour davantage leur position.

En outre, après avoir défendu le droit de la péninsule à être rattachée à la Russie tout en affirmant chercher une «solution diplomatique» à la crise ukrainienne, le Kremlin a révélé aujourd’hui se préparer à passer à une contre-offensive diplomatique majeure.

*Avec AFP