Nord du Mali: repérés par un drone Reaper, une dizaine de djihadistes éliminés

Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, lors d'une opération combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas, la force Serval a engagé une action impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre. (Archive/EMA/armée de l'Air)
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Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, lors d'une opération combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas, la force Serval a engagé une action impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre. (Archive/EMA/armée de l'Air)
Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, lors d’une opération combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas, la force Serval a engagé une action impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre. (Archive/EMA/armée de l’Air)

Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars 2014, les forces françaises ont conduit une opération aérienne combinée qui a permis de neutraliser un groupe d’une dizaine de terroristes dans l’Adrar des Ifoghas, annonce la Défense française.

Le 4 mars dans l’après-midi, dit le communiqué de la Défense française, la force Serval a décelé la présence d’individus suspects qui progressaient dans la vallée de l’Amettetaï.

Cette région, comme toutes celles susceptibles de servir d’abri aux terroristes, poursuit le communiqué, est une zone d’intérêt couverte par les moyens de renseignement français. Ces derniers ont permis d’identifier les membres de ce groupe comme des terroristes, en l’occurrence des combattants d’AQMI. Ils étaient entre autres armés de roquettes de 122mm, dont l’une a été mise à feu.

Ce sont les drones que l’armée française a désormais sur place qui ont permis d’identifier ces groupes en train de manipuler des roquettes, ce qui a permis une action coordonnée avec de la chasse et des Reaper, sans qu’il y ait eu d’intervention de troupes au sol.

La force Serval a donc engagé une action combinée impliquant un drone Reaper, des Mirage 2000D ainsi que des hélicoptères de type Tigre, qui a conduit à la neutralisation de ce groupe.

Les Reaper qui ont repéré le groupe sont basés à Niamey, au Niger voisin, les avions Mirage 2000 venaient de la base de N’Djamena (Tchad) et les hélicoptères Tigres de Tessalit, localité de l’extrême nord-est du Mali.

«L’ensemble des capacités de renseignement et de combat présentes dans la région apporte souplesse et réactivité aux forces françaises pour conduire des opérations d’opportunité de ce type», a d’ailleurs souligné le ministère français en parlant de cette opération.

Les djihadistes ont été affaiblis par l’intervention française au Mali, mais sont toujours actifs dans le Nord, où ils mènent régulièrement des attaques meurtrières, et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a souligné que les risques de reconstitution des groupes djihadistes opérant dans la région étaient toujours réels et nécessitaient de maintenir une grande vigilance.

Au mois de janvier dernier, onze djihadistes avaient été tués et un soldat français blessé lors d’une opération de «contre-terrorisme» avec appui aérien menée par une centaine de militaires de l’opération française Serval à 100 km de Tombouctou, dans le nord du Mali, rapporte ce vendredi 24 décembre l’AFP à Bamako.

1600 militaires français sont présents sur le sol malien et poursuivent la mission de lutte contre les groupes armés terroristes tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.