ONU et missiles Nord-Coréens: inquiétude et condamnation, mais pas encore de sanctions !

Le dirigeant Kim Jong-Un lors d'une visite d'une installation militaire, le 20 mars 2013 (Photo: Archives/KCNA)
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Le dirigeant Kim Jong-Un lors d'une visite d'une installation militaire, le 20 mars 2013 (Photo: Archives/KCNA)
Le dirigeant Kim Jong-Un lors d’une visite d’une installation militaire, le 20 mars 2013 (Archives/KCNA)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est dit de plus en plus préoccupé par les nouveaux tirs de missiles balistiques nord-coréens, mais la condamnation de ces tirs jeudi par le Conseil de sécurité n’a pas encore été suivie de sanctions pour l’instant.

La Corée du Nord a de nouveau procédé à deux essais de tirs de missiles balistiques à moyenne portée mercredi.

Selon la Défense sud-coréenne, les tirs de lancement de ces deux missiles ont eu lieu aux première heures du jour mercredi et ont poursuivi une trajectoire de 650 kilomètres avant de tomber dans la mer du Japon.

Auparavant, la Corée du nord avait procédé lors des quatre dernières semaines à de nombreux lancements de missiles Scud de courte portée et de fusées alors que les États-Unis et la Corée du Sud organisaient leurs exercices militaires conjoints annuels.

Quant aux tirs de mercredi, ce serait en réponse au sommet de La Haye entre le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis où les trois alliés ont dénoncé l’escalade provocatrice de la Corée du Nord que celle-ci aurait procédé au lancement des deux autres missiles balistiques.

En un mot comme en mille, pas content, je tire!

«De tels lancements vont à l’encontre du renforcement de la confiance dans la région», avait alors déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU mercredi.

«Le Secrétaire général exhorte la RPDC à cesser ses activités de missiles balistiques et à se concentrer, avec les autres pays concernés, sur le dialogue et la diplomatie nécessaire pour maintenir la paix et la sécurité régionales », avait-il ajouté.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait imposé une série de sanctions contre Pyongyang ces dernières années concernant ses activités nucléaires, a condamné à l’unanimité jeudi les récents tirs de missiles balistiques comme étant une violation des résolutions de l’ONU sans cependant prendre de mesures pour l’instant.

Les membres du Conseil doivent se consulter sur une réponse appropriée à cette violation, a précisé à la presse la présidente du Conseil, l’ambassadrice luxembourgeoise Sylvie Lucas, à l’issue d’une heure de consultations à huis clos.

Les États-Unis, qui avaient demandé cette réunion d’urgence, ont plaidé pour une réponse ferme et rapide du Conseil à ce lancement de deux missiles balistiques, selon des diplomates présents.

L’ambassadeur sud-coréen a fait valoir que l’inaction mènerait à de nouvelles provocations de Pyongyang.

Mais pour Pékin, seul soutien important du régime nord-coréen et membre permanent du Conseil, la priorité est la reprise des négociations à six (les deux Corées, la Russie, le Japon, la Chine et les États-Unis), interrompues fin 2008, et visant à obtenir l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen en échange d’une aide économique.

La Chine s’est donc montrée beaucoup plus prudente, estimant que la réaction du Conseil devrait être proportionnelle aux actions du régime nord-coréen.

Donc, pour l’instant, ce sera encore «Le soleil se lève, le soleil se couche, Kim lance des missiles», jusqu’à ce qu’un jour, peut-être, il en lance un de trop!