Les sanctions ne serviront à rien, «La Crimée est partie!» déclare Robert Gates

L'ex Secrétaire américain à la Défense Robert Gates (DoD)
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L'ex Secrétaire américain à la Défense Robert Gates (DoD)
L’ex Secrétaire américain à la Défense Robert Gates (DoD)

Alors que dans la crise ukrainienne les États-Unis envisagent la mise en oeuvre de sanctions supplémentaires contre la Russie, l’ancien Secrétaire américain à la Défense Robert Gates estime quant à lui que ces mesures ne dissuaderont pas la Russie.

«Certaines sanctions envisagées et mesures prises, qu’il s’agisse de limites sur les visas ou sur les voyages et le gel potentiel des avoirs d’individus spécifiques, honnêtement, n’auront pas le moindre effet dissuasif sur Poutine, à mon avis», a indiqué l’ancien chef du Pentagone dimanche sur Fox News.

Pour l’ex Secrétaire à la Défense, il n’y a rien que les puissances occidentales puissent faire «La Crimée est partie!», »Crimea is gone!», a-t-il déclaré pendant l’entrevue, soulignant aussi, comme l’avait souligné 45eNord.ca le 4 mars, que, pour Poutine et ses compatriotes, la Crimée était russe.

L’ancien Secrétaire américain à la Défense a aussi recommandé de prendre de mesures pour assurer la fourniture de gaz en Europe sans la Russie, actuellement le fournisseur d’une grande partie de l’énergie européenne.

«Je pense que les Européens, avec notre soutien, devraient maintenant procéder d’une manière très agressive vers l’obtention d’un gazoduc en provenance du sud qui fournirait du gaz à l’Europe en dehors de l’espace territorial de la Russie et de l’Ukraine», a-t-il déclaré.

M. Gates a aussi salué les actions prises par les pays baltes. «Je m’inquiète beaucoup des pays baltes, j’applaudis l’envoi d’avions de combat supplémentaires pour les patrouilles aériennes dans les États baltes, soit la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie. Je pense que c’est la bonne chose à faire. Nous devrions explorer plus de mesures militaires avec la Pologne», a-t-il affirmé.

M. Gates estime qu’une partie de la stratégie de Poutine consiste à recréer une sphère d’influence russe et un bloc russe dans lequel la Russie a des relations économiques, politiques et sécuritaires avec ces pays, qui sont tous incités à pencher du côté de Moscou ou à suivre ses instructions.

Ancien directeur de la CIA, l’agence de renseignement américaine, entré dans le gouvernement de George W. Bush ;a titre de Secrétaire à la Défense à la suite de la démission de Donald Rumsfeld, en décembre 2006, Robert Gates, républicain, avait été maintenu à son poste en novembre de la même année par le président Barack Obama, se retrouvant ainsi à travailler au sein d’une administration démocrate. Il avait annoncé son en 2011 et, le 28 avril 2011, le Président Obama l’avait remplacé par Leon Panetta.


Robert Gates sur Fox News dimanche 9 mars (Fox)