Syrie: Idriss accepte enfin de céder sa place à la tête de l’Armée syrienne libre

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Le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL), Sélim Idriss (Archives/45enord.ca)
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Le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL), Sélim Idriss (Archives/45enord.ca)
Le chef d’état-major de l’Armée syrienne libre (ASL), Sélim Idriss, lomogé le mois dernier, devient conseiller militaire du chef de la Coalition de l’opposition syrienne, Ahmad Jarba (Archives/45enord.ca)

Après une période d’incertitude et de contestation après que son commandant, le général Sélim Idriss, a été limogé le 16 février dernier, l’armée syrienne libre (ASL) a enfin pu confirmer la nomination de son nouveau chef, le général de brigade Abdelilah al-Bachir.

Dans un communiqué publié vendredi soir, l’ASL confirme «la démission d’Idriss et la nomination de Bachir à la tête du Conseil militaire supérieur (CMS)», rappporte l’AFP.

Abdel Ilah al-Bachir était le chef du conseil militaire rebelle pour la région de Qouneitra, dans le sud de la Syrie. Il avait déserté l’armée régulière en 2012. Son fils a été tué dans les combats au début de l’année.

Le Conseil militaire supérieur (CMS,) qui chapeaute la coalition rebelle luttant contre le régime syrien, avait décidé à l’unanimité à sa réunion du 16 février de limoger Sélim Idriss de son poste de chef d’état-major et de nommer le brigadier général al-Bachir à sa place.

Le Conseil avait invoqué la paralysie au sein de l’état major au cours des derniers mois, la nécessité de le restructurer et les difficultés que rencontre la révolution syrienne face au régime du président Bachar al-Assad.

Mais Sélim, ainsi que plusieurs commandants rebelles, avaient refusé cette décision.

Le général Idriss s’en était alors pris au ministre de la Défense de l’opposition, Assaad Moustapha, qui aurait soutenu son remplacement à la tête du CMS, qualifiant ses décisions d’«improvisées et d’individuelles».

Cette semaine, le chef de la coalition de l’opposition Ahmad Jarba a rencontré plusieurs commandant rebelles, dont Idriss et Moustapha. Durant la rencontre, il a été décidé que ces deux hommes quitteraient leurs postes et que le général Idriss serait nommé conseiller pour les affaires militaires de M. Jarba.

L’ASL était la première coalition rebelle formée lors de la militarisation de la révolte en Syrie pour tenter de renverser le régime de Bachar al-Assad. Elle a été depuis marginalisée par la montée en force des groupes islamistes.

Soutenue par les pays occidentaux et considérée comme la rébellion modérée, elle s’est par la suite affaiblie en raison de divisions en son sein et de l’apparition de djihadistes mais aussi d’autres coalitions rebelles, notamment l’influent Front islamique.

Début décembre, le Front islamique avait annoncé quitter l’état-major de l’ASL, affirmant qu’il ne le représentait plus, accentuant encore plus le morcellement de la rébellion.

*Avec AFP